Entreprise

On sait les difficultés du secteur de l’habillement. Dans la foulée des déconvenues de Donaldson et d’Archimède, il se disait que la marque belge Bellerose (créée en 1989) avait, elle aussi, introduit une demande de concordat judiciaire. "Ce n’est pas du tout le cas", répond Patrick van Heurck, directeur de Bellerose, pour qui la nouvelle n’en est pas une puisqu’il a déjà reçu une dizaine de coups de téléphones interrogateurs à ce sujet. "Au contraire, ajoute-t-il. On ouvre dans un mois à Courtrai notre 20e point de vente Bellerose. Suivront, en septembre, un déménagement à Anvers - près du musée de la Mode - et une ouverture à Waterloo. Et dans un an, un nouveau magasin à Nieuport."

Du côté de Rue Blanche, l’autre marque du groupe (créée en 1988), l’heure n’est pas à l’expansion. "Le produit est moins commercial" , accorde Patrick van Heurck. Le nombre de magasin en propre restera donc à dix pour l’instant.

Les temps n’en sont pas moins plus difficiles. "La moitié du chiffre d’affaires de Bellerose est réalisé dans les ventes aux multimarques , dit encore son directeur. Or, en Belgique comme ailleurs - la marque est vendue en Europe, mais également aux Etats-Unis et au Japon -, ils souffrent. Beaucoup ferment ce qui se solde, pour nous, par des clients en moins." D’où une politique commerciale plus dynamique et en même temps plus prévenante. "On doit se battre pour maintenir le chiffre, conclut Patrick van Heurck. On participe donc à plus de salons et on élargit notre sphère de vente. Dans les magasins, on est attentif à tout. Enfin, côté ligne, on privilégie les valeurs vraies; en temps de crise, il faut rassurer les clients en leur présentant des vêtements qu’ils pensent pouvoir garder plus longtemps."