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Le groupe énergétique Engie a annoncé vendredi dans un communiqué un bénéfice net en recul au premier semestre mais a confirmé ses objectifs pour l'année compte tenu d'une bonne activité dans les renouvelables et les infrastructures. L'ebitda du segment Benelux a fortement décru, principalement en raison des arrêts prolongés de certaines centrales en Belgique. Son bénéfice net a baissé de 25% à 0,9 milliard d'euros, en raison d'un impact négatif à hauteur de 200 millions des activités amont du gaz naturel liquéfié (GNL), qui ont été récemment vendues à Total et sont donc classées comme "non poursuivies".

Le bénéfice net récurrent des activités poursuivies a pour sa part progressé de 11,4% à 1,5 milliard d'euros.

Le chiffre d'affaires a légèrement progressé de 0,1% (ou 0,8% hors effets de change et périmètre) à 30,2 milliards d'euros, porté par la production d'électricité renouvelable et les infrastructures.

Le groupe a dans la foulée confirmé ses objectif financiers pour l'année, avec notamment un bénéfice net récurrent compris entre 2,45 et 2,65 milliards d'euros.

L'action du groupe français continue quant à elle à monter. 


L'arrêt des réacteurs belges, un sale "coût" pour Engie

Engie avait pourtant prévenu en juin que l'arrêt prolongé de plusieurs réacteurs nucléaires en Belgique allait peser cette année sur sa performance opérationnelle. L'ebitda du segment Benelux (133 millions d'euros sur un ebitda total du groupe de 5,065 milliards d'euros) "est d'ailleurs en décroissance organique très significative de -44,9 % principalement à cause de la baisse de volumes liée majoritairement aux arrêts prolongés des centrales de Doel 3 et de Tihange 3 ainsi qu'à la baisse des prix captés de l'électricité", souligne le communiqué.

Mais le groupe estime que l'activité du premier semestre et la croissance attendue au second lui permettront de compenser ces effets défavorables.