Entreprise Inexistantes il y a 20 ans, les organisations qui proposent un soutien aux études se multiplient. La demande est bien là. A n’importe quel prix ?

Faire appel à un soutien extérieur pour ses études : il y a 20 ans, le principe n’était pas dans les mœurs. "Les choses ont bien changé. Et pas seulement en Belgique. C’est un phénomène qu’on voit partout dans le monde", note le fondateur de l’école d’accompagnement Cogito, Drieu Godefridi. Ce dernier ne lie cependant pas directement le soutien scolaire à l’échec.

"Il faut sortir de l’idée que le soutien scolaire existe parce qu’il y a des échecs. En Corée du Sud par exemple - un pays lointain, mais qui n’est pas si différent -, 70 % des élèves reçoivent un soutien scolaire. Or il y a très peu d’échec dans ce pays. Les élèves - ou les parents - qui s’inscrivent à un soutien scolaire le font car ils prétendent à l’excellence, veulent éviter l’échec ou cherchent un cadre de travail qu’ils ne trouvent pas chez eux.

Les raisons sont multiples." Mais la situation de l’enseignement n’y est pas étrangère. "Si l’on regarde la réalité de l’enseignement francophone, il est clair que son évolution est dramatique. Le niveau est inférieur à ce qu’il était il y a dix ans", note Drieu Godefridi. "La plupart des étudiants qui ont des difficultés à l’université en ont à cause des failles dans le secondaire. Si on leur donne un cours de 100 pages, ils ne savent pas ce qu’on attend d’eux, comment le restituer,… A cela s’ajoutent des carences importantes au niveau du français."