Entreprise Le CEO Max Jadot a parlé d’une "très bonne performance". La banque continue à payer un Isoc limité.

S’il fallait retenir un chiffre des résultats BNP Paribas Fortis en 2016, c’est le bénéfice net de 1,727 milliard d’euros, en hausse de 7,4 %. "C’est une très bonne performance malgré des taux d’intérêt bas", a souligné le CEO Max Jadot. Une performance qui mérite d’être décortiquée.

1 Rentabilité opérationnelle et dividendes

La banque continue à afficher une progression de son produit net bancaire "principalement" grâce à l’activité en Belgique. Les frais de gestion sont en baisse en Belgique (-0,7 %) mais en hausse en Turquie où la banque souffre d’une conjoncture plus difficile. La Turquie représente 7 % des actifs. Max Jadot s’est néanmoins montré confiant pour l’avenir. "C’est un élément important de notre stratégie", a-t-il expliqué. Selon lui, BNPP Fortis affiche "un très bon contrôle des coûts".

Discours positif également sur Arval, la société spécialisée en leasing de voitures d’entreprises, rachetée l’année dernière à la maison-mère française BNP Paribas pour un montant qui n’a pas été divulgué (estimé à 2,3 milliards d’euros) et qui a nécessité une augmentation de capital.

Fait inhabituel : la banque ne distribuera pas de dividende à sa maison-mère afin "d’améliorer la solvabilité". En clair, les bénéfices serviront à renforcer les fonds propres. Avec un ratio de 12,5 %, Max Jadot estime la banque "solide".

2 Fiscalité et impôt de société

En raison du déficit fiscal récupérable lié à la débâcle de Fortis en 2008 et qui s’était soldé par un trou de 22 milliards, la filiale belge de BNPP affiche un Isoc au rabais depuis quelques années. Pour 2016, la charge d’impôts sur les sociétés s’est limitée à 341 millions d’euros. Avant activation des pertes "reportables", la charge d’impôts sur les sociétés est de 819 millions d’euros.

A noter également que la banque a payé une taxe bancaire de 282 millions d’euros.

3 Evolution du personnel et service dans les agences

Fin 2016, la banque comptait 13 925 personnes contre 14 540 personnes un an auparavant. Max Jadot a néanmoins tenu à souligner que 5 000 collaborateurs ont été engagés depuis 2009. Côté agences, il a expliqué "qu’il y en aurait un peu moins chaque année mais rien de spectaculaire". La banque veut apporter plus de flexibilité dans son offre. "Nous continuons à croire à la présence personnelle. On élargit les horaires. On veut faire plus de conseil." Certaines agences pourraient être ouvertes jusqu’à 20 heures.

Max Jadot a aussi insisté sur la mutation vers un travail plus flexible. "Nous essayons la formule un à deux jours de travail à la maison. Ce qui est aussi une solution à la mobilité." Autre point mis en avant par Max Jadot : la montée en puissance des produits et des services en ligne. "Il a fallu 20 ans pour que 2,3 millions de nos clients utilisent la banque en ligne (Easy Banking Web) alors que l’application (Easy Banking App) est déjà utilisée par plus d’un million de clients depuis quatre ans."