Entreprise Bpost met un terme à l'enlèvement de colis pendant le week-end, écrivent mardi Het Belang van Limburg, Het Nieuwsblad, de Gazet van Antwerpen et De Standaard. Désormais, les paquets qui sont envoyés le samedi arriveront au plus tôt le mardi à destination.

Cette décision étonne, car le marché des paquets est l'un des seuls en croissance pour l'entreprise, écrivent les journaux.

“La plupart des colis sont traités du lundi au vendredi. C'est donc normal de faire évoluer le modèle en ce sens, de s'adapter aux besoins et habitudes des clients”, commente la porte-parole de bpost. “En terme de distribution, rien ne change. On arrête simplement l'enlèvement des colis dans les bureaux et points Poste le samedi”, poursuit-elle. L'entreprise assure que cette mesure n'aura aucune conséquence négative sur l'emploi.

C'est aussi ce qu'estime Marc De Mulder, le patron du SLFP Poste. “La levée des boîtes aux lettres rouges est déjà supprimée (depuis le 1er juillet, NDLR) et c'est le même personnel qui se charge des colis et des lettres le samedi. On pouvait donc s'attendre à cette annonce.”

Marc De Mulder n'est pas très inquiet et voit même dans cette mesure “un petit avantage pour le personnel qui, à cause de manque de main-d’œuvre devait travailler six jours sur sept. Ce ne sera peut-être plus nécessaire”.

Stéphane Daussaint, à la tête de la CSC Transcom Poste, se montre moins enthousiaste. "Cette suppression de la levée du samedi va a contrario du message de l'entreprise au personnel : 'il faut se focaliser sur les paquets car c'est un marché d'avenir'. De plus, c'est un service à la population qui disparaît et à l'heure où le critère de rapidité de livraison des colis est prépondérant." Il ajoute : "Il n'y aura pas de licenciements secs mais, pour la CSC, cette mesure aura un impact sur le volume de l'emploi".

Précisons encore qu'aucun de nos interlocuteurs n'est en mesure de chiffrer l'économie qui devrait être réalisée par bpost avec cette suppression de levée des colis le samedi.