Entreprise

Les représentants des travailleurs de Brussels Airlines demeurent prudents à la veille de leur rencontre avec Thorsten Dirks, le CEO d'Eurowings, et Christina Foerster, leur nouvelle patronne. 

"Nous voulons obtenir des garanties sur l'emploi pour l'avenir", explique Filip Lemberechts, délégué CGSLB. Lundi soir, le président de Brussels Airlines, Etienne Davignon, a tenté de rassurer les syndicats après l'annonce de l'éviction de Bernard Gustin en tant que CEO et de Jan De Raeymacker comme directeur financier. "Il n'y aura pas de bain de sang social", a-t-il affirmé, alors que le groupe Lufthansa a décidé de reprendre en main la compagnie belge. Celle-ci volera dorénavant aux côtés d'Eurowings, la filiale low cost de la maison mère allemande.

Les premiers éléments d'informations exposés aux employés de Brussels Airlines laissent penser qu'il n'y aura pas de changements importants dans l'immédiat. "Nous voulons néanmoins des garanties fermes pour l'emploi. Ce n'est pas seulement la compagnie qui est concernée, c'est toute l'activité de l'aéroport qui pourrait pâtir d'une mauvaise nouvelle", souligne M. Lemberechts.

Les représentants du personnel profitent de la journée de mardi pour préparer les questions qui seront adressées à Thorsten Dirks et Christina Foerster au cours de la réunion prévue mercredi à 8h. "Nous restons vigilants", précise Anita Van Hoof, secrétaire fédérale du SETCa. Elle ajoute qu'aucune action n'est prévue à l'heure actuelle. "Il faut d'abord laisser à M. Dirks l'occasion de s'exprimer."

Parallèlement, les discussions se poursuivaient mardi au sein de la compagnie entre la direction et les pilotes. Ces derniers ont formulé plusieurs revendications, notamment relatives aux temps de vol et aux pensions, qui n'ont pas encore été rencontrées. Ils avaient mené plusieurs actions affectant la ponctualité des vols en signe de protestation lors de la dernière quinzaine.