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Brussels Airlines ne pourra plus voler que quatre fois par semaine au lieu de sept vers la République démocratique du Congo, ont décidé les autorités congolaises, a-t-on appris lundi auprès de Brussels Airlines. 

Officiellement, il est question d'un "manque de réciprocité" car Brussels Airlines relie La Belgique à la RDC alors qu'il n'y a pas de compagnie aérienne congolaise ayant une connexion avec la Belgique. Mais, plus vraisemblablement, il s'agit d'une décision politique: les relations entre le gouvernement belge et le régime du président Kabila se sont détériorées.

L'Autorité (congolaise) de l'Aviation Civile a évoqué, dans un courrier envoyé à la représentante de Brussels Airlines à Kinshasa, le manque de "réciprocité dans l'exploitation des services aériens" entre la RDC et la Belgique. "Par la présente, je vous informe que, faute de réciprocité dans l'exploitation des services aériens internationaux entre la République démocratique du Congo et le royaume de Belgique, le nombre des fréquences hebdomadaires allouées à votre compagnie aérienne Brussels Airlines, est réduit de sept (7) à quatre (4) à partir du lundi 5 février 2018", dit la correspondance de l'Autorité de l'Aviation Civile qui invite la représentante de la compagnie d'aviation belge à soumettre "sans délai" un nouveau programme pour approbation.

"C'est regrettable, surtout pour nos passagers", a réagi Kim Daenen, porte-parole de Brussels Airlines. La compagnie travaille sur un nouveau schéma de vol qui devra être approuvé par les autorités congolaises. Cette mesure entre en vigueur cette semaine et on ne sait pas pour combien de temps.

Le vols de lundi de Brussels Airlines ont toutefois quitté Bruxelles normalement. Pour le départ de mardi, rien n'est encore précisé.

Jusqu'à présent, la compagnie belge reliait chaque jour Bruxelles et la capitale congolaise Kinshasa.