Entreprise

Capital@Work reconnaît avoir été surpris, comme tout le monde, par la brutalité de la crise. "En 2007, très peu de monde s’attendait à un tel marasme au niveau bancaire", plaide Dominique Marchese, head of equities de la maison de gestion, "pour la simple et bonne raison que, d’une part, le secteur financier a menti, et d’autre part, les autorités publiques n’ont pas pris la mesure de cette crise avant la deuxième moitié de 2008". Mais il souligne que l’approche "stock picking" (analyse au cas par cas) de Capital@Work lui a permis de se tenir à l’écart des valeurs financières: "On a eu le bonheur d’avoir une pondération très légère et même quasiment nulle en valeurs financières. Ce qui ne veut pas dire qu’on n’a pas subi le choc car tout le marché a corrigé. Mais ce que nous n’avons pas eu, ce sont les désastres qui ont émaillé tout le secteur bancaire et en particulier dans le Benelux. Ce qui nous a permis de faire un peu mieux que les marchés." Comment l’expliquer? "Notre stratégie en matière d’actions est la même depuis des années", répond Dominique Marchese. "On nous a critiqués parce que nous nous tenions à l’écart des banques malgré la distribution de généreux dividendes dans ce secteur. Mais ce qui nous faisait peur à l’époque, bien avant la crise du "subprime", c’est que les leviers financiers pouvaient amener des difficultés. Grâce à l’analyse "stock picker", on s’est rendu compte qu’il y avait peu de banques bien gérées au point de vue du contrôle de risque." De là à dire que Capital@Work avait prévu la crise "Non, il faut être humble!", coupe M.Marchese. "On n’a pas vu le "subprime". Mais quand on voyait la taille du bilan rapportée aux fonds propres, on comprenait que, par rapport aux risques pris, les capitaux correspondants étaient insuffisants." Quand la crise a éclaté, le gestionnaire a réduit le risque par le biais de stratégies de couverture des portefeuilles des clients, ce qui leur a permis d’amortir une partie du choc. Et 2009? "On la commence avec un portefeuille assez sain et on garde notre approche "stock picker": c’est fondamental", conclut M.Marchese.