Entreprise

Et une étape de plus pour Carestel. La société de restauration négocie depuis une quinzaine de jours à propos de la vente de Lunch Garden qu'elle avait elle-même racheté à Gib en octobre 2002. Le candidat repreneur est un groupe d'investisseurs indépendants belges regroupés autour de Grégoire de Spoelberg (société d'investissement Verlinvest) et Thibaut van Hövell (Blue Fount Investment). Pourquoi vendre? Tout simplement parce que Carestel a été approché par le groupe d'investisseurs en question. Un accord de principe a été conclu qui devrait être finalisé dans le courant du mois de mai.

Ce sera une vente de plus pour le groupe gantois «qui frôlait la catastrophe il y a un an», selon Michel Van Hemele, rentré chez Carestel en décembre 2002, débauché par la famille Van Milders, les actionnaires de référence, pour y prendre la présidence du conseil et devenu aussi administrateur délégué - «pour le temps de la restructuration». Début 2003, un plan stratégique prévoyait une réduction importante de la dette bancaire. «Celle-ci est passée en 8 mois de 80 à 28 millions d'euros», explique Michel Van Hemele. Les ventes se sont succédé: les résidences fin juin 2003; «Gourmet Events», la section catering événementiel, au management fin décembre 2003; «Hot Cuisine» (plats préparés sous vide), vente finalisée en février 2004 au groupe belge De Weide Blik Fresh Food; et de «Global Hotels» en mars 2004.

Leader en Belgique

«Nous avions tout clôturé fin mars et quelque jours après, nous avons été contactés par un groupe d'investisseurs qui voulait racheter Lunch Garden. J'ai d'abord refusé car Lunch Garden n'était pas dans l'étalage», précise Michel Van Hemele. «Nous sommes finalement tombés d'accord sur une offre qui nous semblait intéressante.» Lunch Garden est toujours leader en Belgique des restaurants self-service avec 59 restaurants (il y en avait 62 au moment de son rachat à Gib). En mai 2003, sa filiale, les sandwicheries Crock'In, a été cédée à un groupe d'investisseurs d'origine hollandaise, Blue Fount Investment.

Aujourd'hui, si la vente de Lunch Garden se concrétise, il restera deux domaines d'activité à Carestel. Un, les restoroutes: 39 en Belgique, 20 au Danemark, 2 au Luxembourg et 12 des 20 que la société possédait en Suède, un pays dont elle veut se désengager. Deux, la restauration dans les aéroports avec «Restair» : à Zaventem, London City, Stuttgart (depuis mars 2004), 2 aéroports au Danemark et 5 en France. «Carestel est de nouveau sain, même si plus petit, et nous continuerons nos deux types d'activités», conclut Michel Van Hemele. La priorité va à l'aéroportuaire avec un nouveau contrat (après Stuttgart) prévu cette année encore «dans un pays européen», plutôt qu'aux restoroutes, secteur au «potentiel d'expansion limité».

© La Libre Belgique 2004