Entreprise

La direction et les syndicats de Carrefour se sont réunis jeudi et vendredi pour deux conseils d'entreprise de la phase d'information de la procédure Renault. Jeudi, c'est le sort du siège central qui a été évoqué. Ce vendredi, les discussions tournent autour de celui des magasins impactés par la restructuration du groupe.

Dans son plan initial, Carrefour Belgique prévoit de supprimer 1233 emplois, de fermer deux hypermarchés (Belle-Ile à Angleur et Genk), d'en transformer trois autres en Carrefour Market (Haine-saint-Pierre, Bruges Sainte Croix et Westerlo) et de réduire la surface de celui de Turnhout.

Les nouvelles qui nous parviennent du conseil d'entreprise toujours en cours témoignent du fait que Carrefour pourrait sauver 191 emplois et maintenir ouvert les magasins de Belle-Ile et de Genk. Mais sous conditions qui doivent être négociées avec les syndicats.

En début d'après-midi, la direction de Carrefour a publié un communiqué évoquant le sauvetage possible des deux hypermarchés qu'elle voulait fermer. Concernant Belle-Ile, Carrefour propose de le transformer en Carrefour Market intégré. Celui de Genk aussi mais le groupe n'évoque un prolongement que jusqu'à la fin du bail, en décembre 2019.

L'hypermarché de Turnhout ne verrait finalement pas sa surface réduite. A la place, "des partenaires externes complémentaires" pourraient s'installer. Quant aux trois hyper qui auraient dû être transformés en Carrefour Market, la direction envisage de revoir la surface commerciale à la hausse.

Sur le front de l'emploi, la direction semble faire preuve d'ouverture. Elle propose de sauver 191 emplois : 19 à Haine-saint-Pierre (puisque la surface du magasin serait agrandie), 10 à Westerlo et 12 à Bruges (pour les mêmes raisons), les 25 emplois menacés à Turnhout seraient maintenus, 45 travailleurs de l'hyper de Genk et 35 à Belle-Ile conserveraient leur poste.

Mais, tous ces gestes ne sont pas gratuits. Carrefour veut que le personnel des hypermarchés change de commission paritaire, de la 312 vers la 202, dans laquelle les barèmes salariaux sont moins avantageux. Les syndicats s'y opposent a priori. Il va donc falloir négocier.