Entreprise

Si M. Luc Demez manie bien sûr le verbe comme tout bon porte-parole, ce dernier a néanmoins évoqué de multiples problématiques et tâché d'en débattre sans faux-semblant. Voici, au travers de cinq points spécifiques, le fruit de sa discussion avec nos internautes.

1) Mestdagh

"Depuis 1995, il y a un partenariat entre le groupe Mestdagh et Promodès qui a ensuite fusionné avec Carrefour. L'intérêt du groupe Mestdagh pour certains de nos magasins est confirmé. (...) Une rencontre entre les directions est programmée dans les prochains jours afin d'entamer l'analyse en détail. Pour nous, c'est une alternative qui permettrait de sauver de l'emploi."

2) La Grève

"On peut comprendre que les émotions s'expriment à travers des mouvements spontanés. Nous souhaitons reprendre rapidement le dialogue social. C'est une annonce d'intention et pas une décision. (...) C'est la seule solution pour assurer la pérennité de notre activité intégrée en Belgique. Ce n'est pas une grève qui pourra faire changer les choses (...) C'est le dialogue social qui nous permettra de chercher ensemble des solutions durables et les mesures d'accompagnement adéquates pour les collaborateurs qui devraient nous quitter."

3) Traitement des employés

"Les membres de la direction ont des salaires qui sont tout à fait en ligne avec le marché (...) L'effort que nous demandons aux travailleurs de nos magasins en ce qui concerne le blocage de leur salaire et la perte de certains avantages sera également demandé à tous les membres de la direction."

"Chaque collaborateur peut, avec la discrétion nécessaire, contacter un service d'accompagnement psychologique."

"Nous souhaitons réaliser la consultation du conseil d'entreprise dans un esprit d'ouverture et de transparence. L'objectif étant d'assurer la pérennité de l'activité intégrée de Carrefour en Belgique et de sauver un maximum d'emplois. "

4) Erreur du passé

"Les magasins (en cause) sont structurellement déficitaires. Même en réduisant les coûts et en améliorant les performances commerciales, ces magasins n'arriveraient pas à atteindre la rentabilité."

"L'erreur du passé c'est essentiellement de ne pas avoir pris le taureau par les cornes. C'est-à-dire de ne pas avoir osé prendre des mesures drastiques. Carrefour a investi en 9 ans 845 millions dans ses magasins en Belgique. Le résultat d'exploitation cumulé présente une perte de 40 millions d'€. On ne peut plus continuer comme ça..."

5) L'avenir

"Le plan proposé démontre que la direction actuelle prend ses responsabilités et prépare l'avenir de l'entreprise. Cette phase est malheureusement indispensable. (...) Dans le projet nous avons prévu de déployer nos modèles commerciaux dans l'ensemble de nos magasins. Cela correspond à un investissement de 300 millions d'€ en Belgique dans les 3 ans à venir."

"On est persuadé qu'il y a un avenir pour Carrefour en Belgique. Si on a une structure de coûts qui nous assure la compétitivité, il n'y a aucune raison que Carrefour ne réussisse pas en Belgique. Nous avons d'excellents concepts commerciaux, des collaborateurs loyaux et professionnels."

"C'est une phase très douloureuse, pour nous aussi. Et donc, non, nous ne dormons pas bien."