Entreprise Ce candidat repreneur serait intéressé par une reprise intégrale des infrastructures.

De sources syndicales, elles-mêmes informées par la Région wallonne, on a appris jeudi que, parmi les cinq candidats repreneurs sérieux au site de Caterpillar Gosselies, qui ont des contacts privilégiés avec les autorités wallonnes, l’un va visiter le site la semaine prochaine. Il s’agit d’un investisseur russe, actif dans le domaine de la construction, sans que d’autres détails soient divulgués jusqu’à présent. Cet industriel est intéressé par une reprise intégrale des 98 hectares. Il avait déjà demandé à venir sur place cette semaine mais, en raison du climat social extrêmement tendu, la visite avait été postposée.

Silence radio chez Magnette

Du côté du cabinet du ministre-Président de la Région wallonne, Paul Magnette (PS), on refuse de confirmer ou d’infirmer cette information. Il faut dire que la task force wallonne, mise en place afin de chercher des repreneurs potentiels pour le site de Gosselies, se montre extrêmement discrète depuis le début de ses travaux de prospection. Elle n’informe qu’a minima les syndicats sur l’état de ses recherches.

Les représentants du personnel connaissent tout au plus le nombre de candidats en lice : cinq dont le Russe et un Chinois. Ils savent aussi qu’une vingtaine de sociétés ont été approchées par la task force et qu’il existe trois schémas de reprise d’activités : la construction d’une nouvelle ligne industrielle dans le cadre d’une activité différente de celle de Caterpillar, la reprise d’une partie de l’activité actuelle et enfin le morcellement du site pour y implanter diverses activités.

Contactée au sujet de cette visite russe de l’entreprise dans quelques jours, la porte-parole de Caterpillar Gosselies ne semblait vraiment pas au courant.

La question de l’identité des candidats repreneurs et de l’activité qu’ils souhaiteraient développer à Gosselies (si toutefois le groupe Caterpillar accepte de vendre le terrain) devrait être soulevée ce vendredi lors d’une réunion de coordination entre les syndicats et les gouvernements fédéral et wallon, qui aura lieu à Namur.