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L'intégration des radios françaises de RTL Group dans le groupe M6, à la suite d'un rachat qui sera effectif le 1er octobre, devrait provoquer jusqu'à 50 suppressions de postes, a indiqué Christopher Baldelli, responsable du pôle radio au Figaro.

"Il n'y a pas de plan de départs dans ce projet. En revanche, des synergies importantes seront mises en place, qui conduiront à la suppression de 30 à 50 postes à terme et non pas à la suppression d'emplois", a indiqué le président du directoire de RTL dans une interview à paraître lundi.

"Je pense que le plan social que nous présentons est tout à fait adapté", a-t-il estimé soulignant que les suppression de postes se feront "en fonction des départs naturels qui entraîneront ensuite des réorganisations".

"Avec cette opération nous allons créer le plus puissant des groupes faisant à la fois de la télévision et de la radio", a souligné le responsable, qui restera au sein du groupe M6 en tant que vice-président en charge des radios et de l'information.

Avec ce rachat, d'un montant de 199,8 millions d'euros, M6 doit prendre le contrôle du pôle radio de RTL Group en France, qui comprend les radios RTL, RTL2 et Fun radio, ainsi que leur régie publicitaire et leurs activités internet.

Le groupe compte notamment sur des synergies dans le numérique tandis que les régies publicitaires des radios et de l'activité TV devraient être fusionnées.

Le groupe luxembourgeois RTL Group, lui même filiale de l'allemand Bertelsmann, est l'actionnaire principal de M6, à hauteur de 48,26%.

La société des journalistes (SDJ) de RTL avait exprimé début septembre sa "vive préoccupation" face "aux informations partielles" dont elle disait disposer sur le projet de rachat.