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Salaires élevés, vie partagée entre hôtels de luxe et voyages : le métier de pilote a longtemps fait rêver. Pourtant la réalité est autre pour les jeunes qui se lancent dans cette profession. En Europe, certains pilotes ont ainsi un statut, très peu enviable, proche du "sous-prolétariat", selon les propres termes d’Alain Vanalderweireldt, président de la Belgian Cockpit Association (BECA).

Cela peut paraître irréaliste, mais au lieu de recevoir un salaire, certains pilotes paient (très cher) leur premier "employeur" pour pouvoir acquérir de l’expérience et des heures de vol. C’est ce qu’on appelle le "pay to fly" (payer pour voler). Attention, on parle bien ici de vols commerciaux et non d’exercices dans les simulateurs. Lors de votre prochain voyage, le copilote qui sera aux commandes de l’avion paiera ainsi peut-être plus cher sa place que la vôtre.

Ce système du "pay to fly" n’est pas neuf, mais il est en train de prendre des proportions inquiétantes, poussé notamment par la montée en puissance des compagnies low cost en Europe. "Le pay to fly est une exploitation financière pure et simple des individus, elle crée des conflits d’intérêts vis-à-vis de la sécurité", dénonce l’ECA, le syndicat européen des pilotes.


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