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Le taux de chômage de la zone euro s'est établi à 11,3% de la population active en juillet, comme le mois précédent pour lequel le chiffre a été révisé à la hausse, a indiqué vendredi l'office européen de statistiques Eurostat.

Ce chiffre constitue un nouveau record. Selon les estimations d'Eurostat, 18 millions de personnes étaient au chômage dans la zone euro en juillet, soit 88.000 de plus qu'en juin.

Il s'agit du 15e mois consécutif au cours duquel le chômage a atteint ou dépassé le seuil de 10% dans l'union monétaire. Comparé à juillet 2011, le nombre de chômeurs s'est accru de 2,05 millions dans la zone euro.

Dans l'ensemble de l'Union européenne, le taux de chômage est resté stable par rapport à juin, à 10,4% de la population active, là encore un niveau record. Parmi les Etats membres de la zone euro, c'est l'Autriche qui enregistre le taux de chômage le plus faible, à 4,5%, suivie par les Pays-Bas (5,3%), l'Allemagne et le Luxembourg (5,5% chacun).

A l'autre bout du spectre, l'Espagne a un taux de chômage de 25,1%, devant la Grèce (23,1% selon les derniers chiffres disponibles, datant de mai). Pour le mois de juin, Eurostat a révisé le taux de chômage dans la zone euro à 11,3% contre 11,2% initialement.

L'inflation en hausse en août à 2,6%

L'inflation s'est accélérée en août dans la zone euro, à 2,6% sur un an contre 2,4% en juillet, a indiqué vendredi l'office européen de statistiques Eurostat dans une première estimation.

L'inflation dépasse pour le 21e mois consécutif le seuil de 2% visé à moyen terme par la Banque centrale européenne chargée de la stabilité des prix. Ce chiffre est supérieur au consensus des analystes interrogés par DowJnes Newswires, qui tablaient sur une inflation à 2,5%.

La tendance depuis le début de l'année était à un ralentissement de l'inflation dans la zone euro. La hausse d'août, observée aussi bien en Allemagne qu'en Espagne et en Italie, est largement liée à la hausse des prix pétroliers. Pour de nombreux économistes, elle ne devrait donc pas décourager la Banque centrale européenne de mener une politique plus accommodante.

La BCE a baissé début juillet son principal taux directeur à 0,75%, son plus bas niveau historique, pour stimuler l'économie de la zone euro que la crise de la dette a poussée vers la récession. Elle pourrait encore abaisser ce taux de 0,25 point d'ici la fin de l'année, selon les analystes.

La prochaine réunion du conseil des gouverneurs de l'institution de Francfort aura lieu le 6 septembre. Elle est particulièrement attendue car son président, Mario Draghi, a promis de faire "tout ce qui est nécessaire pour préserver l'euro" et devrait annoncer à cette occasion comment la BCE compte agir pour ce faire.

Son intervention devrait passer par un programme de rachat d'obligations afin de contenir les taux d'emprunts des pays en difficultés de la zone, comme l'Espagne et l'Italie.