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Les grèves de lundi et mercredi impacteront au total 60 000 passagers et plus de 555 vols, dont la plupart seront annulés. 

Un vrai casse-tête pour Brussels Airlines qui doit gérer toutes les demandes des clients concernés, en proposant de modifier la date du vol initial ou en trouvant une alternative le jour même ou plus tard au sein du groupe Lufthansa d’abord (Austrian, Swiss…), de Star Alliance (NdlR : alliance aérienne dont font partie Brussels Airlines et Lufthansa mais aussi Lufthansa, SAS, Singapore Airlines, United…) ensuite ou enfin en achetant des billets à la concurrence. Les équipes des “call centers” ont ainsi été renforcées pour traiter un maximum de cas. Mais vendredi, ils étaient, en partie, saturés

Concrètement, le passager aura le choix entre deux options. 

Un : demander à Brussels Airlines le remboursement du prix de son billet. Dans ce cas de figure, la compagnie devra, en plus, verser une compensation financière. Au niveau européen, des indemnités sont prévues : elles s’étalent de 250 à 600 euros par passager, selon la distance du vol (NdlR : 250 euros pour les vols de plus de 1 500 kilomètres, 400 euros entre 1 500 et 3 500 kilomètres et 600 euros pour les vols de plus de 3 500 kilomètres). 

Deux : accepter un “plan B” proposé par Brussels Airlines avec évidemment un changement de date et d’horaire à clé, voire même de compagnie. Dans ce second cas de figure, le passager pourra aussi, sous certaines conditions, réclamer les mêmes indemnités que s’il opte pour le remboursement. La réglementation européenne prévoit, en effet, que le passager aura droit un dédommagement s’il arrive à destination avec plus de deux heures de retard par rapport à l’horaire figurant sur son billet initial. Dans les deux cas, le passager devra introduire sa demande sur le site de Brussels Airlines. Enfin, si le passager souhaite réserver un autre vol sans attendre une proposition de Brussels Airlines, il devra d’abord se signaler auprès de la compagnie belge et entamer une procédure de remboursement de son billet.

La grève, pas une “circonstance exceptionnelle.

Le fait que ce soit une grève des pilotes qui cloue ici au sol les avions de Brussels Airlines et non un problème technique ou des circonstances météo ne change rien à l’affaire : la compagnie belge devra donc passer à la caisse. Ainsi en a décidé un arrêt rendu par la Cour de justice de l’Union Européenne dans une affaire récente opposant des plaignants à TUI Fly. L’Europe considère, en effet, qu’une compagnie est “responsable” des conditions sociales qui prévalent en son sein et ne peut donc pas invoquer des “circonstances extraordinaires”. 

Brussels Airlines a estimé que le “coût” de ces deux journées de grève devrait s’approcher des 10 millions d’euros, un montant qui intègre le versement de ces fameuses compensations.