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Le surcoût du remplacement des compteurs d'énergie actuels par des compteurs intelligents répercuté sur les consommateurs est inacceptable, selon l'organisation de défense des consommateurs Tests-Achats. Les distributeurs d'énergie planchent sur le remplacement, à partir de 2012, des compteurs actuels par des appareils "intelligents" permettant la facturation en temps réel, rapporte mardi Le Soir.

"L'immense majorité des avantages (facturation facilitée, prévisibilité des volumes à mettre à disposition, économie de coûts, ¿) se situe du côté du secteur. Économiquement, ce surcoût est donc illogique puisqu'à moyen terme, le secteur va pouvoir rentabiliser l'investissement et l'amortir largement. En cas de surcoût imputé au consommateur, le secteur ferait coup double, ce qui, pourTest-Achats est inacceptable, même si c'est une mauvaise habitude du secteur en question", estime TA dans un communiqué.

Par ailleurs, selon TA, le consommateur paie déjà au travers des coûts de distribution, un certain nombre de frais inhérents au raccordement et à la gestion de sa facturation. Ensuite, selon TA, le fait d'être facturé sur base de sa consommation réelle mensuelle va entraîner des factures très élevées en hiver et très faibles en été ce qui risque d'induire de nouveaux problèmes de défauts de paiement chez une catégorie de clients dits "faibles".

Il faut envisager le maintien du paiement de forfaits équitablement répartis au cours de l'année pour amortir le pic de l'hiver sur le reste de l'année, pour TA. "Enfin, des questions de protection de la vie privée se posent également étant donné le suivi en temps réel de la consommation des citoyens", conclut l'organisation de consommateurs.

Le coût de ce changement, qui nécessitera plusieurs années, est évalué à près de trois milliards d'euros, un montant qui sera à charge des clients. Ce qui devrait générer, selon des estimations du distributeur Sibelga, un coût annuel pour les ménages de 25 à 50 euros.