Entreprise

L'équipementier sportif allemand Adidas a vu son bénéfice net part du groupe décoller de 151% au deuxième trimestre, à 396 millions d'euros, porté par le Mondial de football en Russie et la poursuite de son recentrage sur l'Asie, les États-Unis et la vente en ligne. 

A l'ouverture de la Bourse de Francfort jeudi matin, le titre d'Adidas bondissait de 9,32% à 208,30 euros, dans un marché en léger recul de 0,07%. Hors effets de change, le chiffre d'affaires du groupe a augmenté de 10%, à 5,26 milliards d'euros (contre +4,4% en euros) grâce aux performances de la marque aux trois bandes, qui a bondi de 12%, tandis que les ventes de Reebok, sa filiale américaine de fitness, ont baissé de 3%.

Reebok a été acheté en 2005 pour 3,1 milliards d'euros environ et a traversé depuis plusieurs périodes de restructuration.


Objectif de croissance de près de 10% 

Le groupe a vu ses ventes en monnaie locale décoller un peu partout d'avril à juin, sauf en Europe de l'Ouest (-0,1%), contre un bond de 14% en Russie, de 15,6% en Amérique du Nord et de 18,8% en Asie-Pacifique, un continent porté par le nouveau bond des ventes en Chine (+27%).

Les dépenses courantes ont elles augmenté de 9%, en raison de dépenses de marketing décuplées autour du Mondial de football.

Pour 2018, Adidas a confirmé son objectif d'une croissance de "près de 10%" de son chiffre d'affaires et d'une marge opérationnelle entre 10,3 à 10,5%, contre 9,8% réalisés en 2017.