Entreprise

CAMPAGNE

TAG Heuer revient à la pub pied au plancher

Depuis une dizaine d'années, la marque TAG Heuer cultive une image publicitaire décalée à travers une série de campagnes en noir et blanc de très bonne facture. Dans son film «Don't crack under pressure» diffusé en 1991, l'annonceur élaborait déjà une esthétique puissante et équilibrée en captant sur le vif l'expression d'athlètes aux nerfs d'acier. Quatre ans plus tard, la saga «Success. It's a mind game» poursuivait sur cette voie en déclinant un imaginaire paradoxal percutant. Elle mettait en scène des sportifs confrontés à des obstacles et des concurrents extrêmes: une haie tranchante comme une lame de rasoir pour un sprinter, un banc de requins pour un nageur, etc. Enfin, en 2002, l'horloger lançait une campagne print intitulée «What are you made of?» qui ouvrait une nouvelle ère de communication pour la marque. Privilégiant le langage émotionnel et direct, le fabricant y interrogeait ses ambassadeurs sur le succès de leur réussite. David Coulthard, Ayrton Senna ou Steve McQueen étaient représentés face à un miroir dans lequel se reflétait leur montre. TAG Heuer vient de dévoiler le volet film de cette campagne. Dans un feu d'artifice d'effets spéciaux, un pilote de F 1 y affronte le swing du golfeur Tiger Woods sur le célèbre circuit de Monaco. Tension, action, rebondissements... L'émotion est délivrée à haute dose. Le tout évidemment dans un parfait timing.

INNOVATION

Bulles soft pour Perrier

Avec Eau de Perrier, la marque mythique s'attaque au marché des eaux légèrement pétillantes. Peu salée, elle est associée à des valeurs comme le plaisir et la fête, et devrait concurrencer des eaux comme Badoit ou Vichy Saint-Yorre. Si elle rappelle par ses rondeurs sa grande soeur, la bouteille de la nouvelle venue s'en distingue néanmoins par une teinte bleue dominante et un profil plus svelte. Un lancement servi par une campagne TV diffusée depuis la mi-mai sur les écrans et qui s'inscrit dans la stratégie de développement entamée par la marque en 2001.

© La Libre Belgique 2003