Entreprise Le projet est qualifié de "révolutionnaire" par ArcelorMittal, le numéro 1 mondial de l'acier. Le groupe annonce ce lundi le lancement de la construction d'une installation unique en Europe, à l'échelle industrielle. Grâce à une technologie développée par l'entreprise américaine LanzaTech, le CO2 produit par les hauts-fourneaux va être transformé en bioéthanol. Ce sont des bactéries se nourrissant de monoxyde de carbone qui fabriqueront le biocarburant.

ArcelorMittal investit dans ce projet 150 millions d'euros et indique que cette nouvelle installation créera 500 emplois dans le secteur de la construction ainsi que de 20 à 30 emplois directs et permanents sur le site. La première production de bioéthanol est attendue à la mi-2020 et le sidérurgiste table sur 80 millions de litres produits par an.

La sidérurgie est l'un des secteurs industriels les plus polluants. Elle est régulièrement épinglée pour ses émissions de métaux lourds et de CO2. L'Europe lui demande de réduire fortement ses émissions de gaz à effet de serre et elle a d'ailleurs co-financé ce projet gantois.

Selon les chiffres donnés par ArcelorMittal, le CO2 économisé grâce à cette technologie innovante d'économie circulaire est équivalent à la mise sur route de 100.000 voitures électriques qui remplaceraient des voitures thermiques traditionnelles.