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Difficile, voire impossible, de mesurer l’impact de la crise sur la politique tarifaire des parcs. Certains augmentent les tarifs, d’autres pas. Il y en a même qui les augmentent à moitié. "En règle générale, on revalorise les tarifs en fonction de l’indexation", indique Steve Van den Kerkhof (groupe Plopsa). "Cette année, on a décidé d’augmenter ceux pratiqués aux caisses de 1 €, mais, par contre, de diminuer ceux en prévente jusqu’à 3 €. On stimule les préventes tout comme les promotions, parce qu’en période de crise, il nous semble que c’est par ce biais-là que les visiteurs nous choisiront. Dans la foulée, on réalise des économies de personnel aux caisses." Une stratégie qui n’est pas nouvelle puisque, d’ores et déjà, 70 pc du chiffre d’affaires est réalisé hors caisses.

Tarifs en hausse (+2 €) également à Bobbejaanland pour le ticket à l’entrée, tandis que l’abonnement n’a pas augmenté, et que des réductions sont accordées aux groupes et lors de l’achat en ligne. De plus, le parc de Lichtaart propose une superpromotion tout au long de l’année : une fois à l’intérieur du parc, tout visiteur peut acquérir un ticket au prix de 8 € au lieu de 31 €. Bobbejaanland a aussi créé un site Internet proposant l’entrée au parc plus l’hôtel à "prix imbattable" et a de nouveaux partenaires de communication et, donc, de nouveaux canaux de distribution. En outre, il affiche aussi un nouveau concept de "teambuilding" à l’intention des groupes et des entreprises : "Bobbejaanland à vendre !" But du jeu : devenir le propriétaire d’un maximum d’attractions du parc.

La politique de Walibi Belgium, de Bellewaerde et de Paradisio tient, elle, en deux mots : statu quo. "Il est important en temps de crise que les tarifs ne varient pas",précise Fernando Medroa (Walibi Belgium). Comme d’habitude, de nombreuses actions de promotion sont prévues, notamment via la combinaison billet SNCB-entrée du parc - "Plus de 150 000 visiteurs sont venus par le train en 2008", note M. Medroa. Pour la suite, "on verra après le démarrage de la saison", conclut le directeur.

A Bellewaerde, la saison s’ouvre sur une belle promotion avec l’entrée offerte aux moins de 5 ans et plus de 55 ans pendant tout le mois d’avril. Une action spéciale à l’occasion du 55e anniversaire des lieux "pas en raison de la crise", assure la porte-parole.

"Nos tarifs se rapportent à nos investissements", indique, pour sa part, Eric Dom (Paradisio). On aurait pu les augmenter, car on a une nouvelle attraction - le jardin indonésien, que j’espère pouvoir inaugurer au printemps -, mais on a préféré ne pas le faire. Malgré la météo, on a fait une assez bonne année en 2008, passant de 635000 à 672000 visiteurs. On s’est dit que ce n’était pas opportun et qu’on pouvait faire une pause d’un an. Mais cela n’a pas fait l’objet de discussions au sommet". Il mise, par contre, beaucoup sur son système d’abonnement, seule "promotion" qu’il se permet. "Paradisio est avant tout un jardin. Il évolue donc au gré des saisons. Azalées, rhododendrons, rosiers C’est bien de proposer plusieurs visites à un budget acceptable." D’autant que 36 pc des visiteurs viennent du Hainaut tout proche.