Dexia-Artesia: «une intégration rapide»

ARIANE van CALOEN Publié le - Mis à jour le

Entreprise

À PARIS

N ous avons fait le choix, avec Luc Onclin, d'une intégration très rapide d'Artesia dans Dexia Banque.» Pierre Richard, le président du groupe financier franco-belge, ne pouvait être plus clair. Lors de la présentation des résultats semestriels, il a parlé d'une «organisation quasi militaire» pour mener à bien cette fusion.

Sous le pilotage d'une cinquantaine de personnes, les 12 groupes de travail qui ont été mis en place et qui sont sous les ordres du «généralissime» Luc Onclin, le vice-président du groupe, ont mobilisé plus de 500 personnes et devront remettre des «business plans» pour novembre. Et à ses yeux, il y a deux «sujets à ne pas rater»: le réseau de distribution qui sera basé sur un système multicanal pour l'activité retail (de détail) et l'intégration informatique. Sur ce dernier point, la décision du système qui sera choisi sera prise la semaine prochaine. Ce qui est sûr, a expliqué Axel Miller, membre du comité exécutif, c'est qu'il n'y aura sans doute pas de «big bang». La migration vers une seule plate-forme sera donc progressive. Elle devrait se dérouler de fin 2002 à fin 2004.

Les négociations sociales devraient, elles, débuter début octobre et devraient durer au moins 6 à 7 mois, toujours selon Axel Miller. Cela ne s'annonce pas évident compte tenu des différents statuts des employés dans les deux banques (Dexia est encore sous le régime des institutions publiques de crédit).

SYNERGIES EN LIGNE

La fusion juridique aura, elle, lieu au premier semestre 2002. C'est aussi à partir de ce moment-là que le nom de la Bacob pourra commencer à disparaître au profit de Dexia. A l'aube de tous ces bouleversements, Pierre Richard se veut en tout cas confiant. «Les synergies seront au moins égales à ce que nous avions prévu»

A-t-il expliqué. Elles devraient se situer dans le haut de la fourchette comprise entre 170 et 200 millions d'euros.

Sur d'éventuels désinvestissements dans des métiers qui ne sont pas prioritaires, il n'a pas trop voulu s'avancer. «Nous sommes pragmatiques», a-t-il dit.

Toutefois, Dirk Bruneel (le patron d'Artesia entré dans le comité de direction de Dexia) a expliqué que des partenaires étaient recherchés pour Artesia Luxembourg et Artesia Nederland, laquelle est notamment spécialisée dans les services aux entreprises. Quant à la question de la participation de la Bacob dans le Crédit agricole, elle n'est apparemment pas posée pour le moment. Rien n'est décidé non plus pour la participation d'Artesia dans Cortal Belgique qui est fortement convoitée par Cortal France.

© La Libre Belgique 2001

ARIANE van CALOEN