Entreprise

La Confédération de la construction met les entreprises du secteur en garde contre la résurgence des pratiques de « dumping social » sur les chantiers de construction en Belgique. Il s'agit d'ouvriers étrangers travaillant en Belgique pour une rémunération inférieure au salaire minimum. Selon David Lanove, directeur du service d'étude de l'organisation patronale, le phénomène n'est pas nouveau mais tendrait à se développer. Il s'agit soit de « bureaux d'interim » étrangers non reconnus, établis notamment aux Pays-Bas, en Grande-Bretagne et en Pologne, offrant les services de travailleurs peu rémunérés; soit de sociétés, généralement originaires de l'est, venant travailler avec leurs propres ouvriers contre de bas salaires. Ce qui est contraire à la législation en vigueur, selon M. Lanove. Les entreprises de construction étrangères, pratiquant la fausse sous-traitance, sont une autre variante du phénomène. « Il s'agit dans tous les cas de dumping social», déclare la Confédération de la construction.

Pour des contrôles accrus

Le phénomène est notamment dû, selon l'organisation patronale, au manque structurel d'ouvriers qualifiés en Belgique. L'organisation craint que les pratiques de dumping social n'augmentent encore avec l'élargissement de l'Europe. Elle met en garde contre les conséquences d'une collaboration avec ces entreprises et insiste pour des contrôles accrus.

© La Libre Belgique 2003