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Quel soulagement ! Les emprunts de l’Etat belge n’ont pas eu droit au "black tuesday" que d’aucuns leur prédisaient. Au contraire même, le rendement du "papier" belge à dix ans était inférieur à ce qu’il était la veille. L’agence de notation Fitch a beau juger que l’avenir de la Belgique est plutôt "négatif", le marché n’a pas bronché. Didier Reynders est-il donc à ce point persuasif en expliquant que Fitch ne fait que mettre sa pendule à l’heure de Standard&Poor’s et que le message est même positif puisqu’il salue le travail qui a été fait - notamment par le ministre des Finances - en "affaires courantes" ? De fait, la Belgique bénéficie d’un vent conjoncturel favorable qui pourrait même faire en sorte que S&P reporte de quelques semaines son verdict prévu pour juin. Mais il subsiste une lourde dette dont les créanciers se préoccupent parce qu’elle va au-delà des exercices budgétaires 2011-2012. Le pays bénéficera sans doute d’un répit qui lui permettra de passer un été tranquille et studieux. Chacun sait que le point faible de la Belgique est son incapacité à régler le problème institutionnel. Mais, à mesure que le temps passe, on s’interroge de plus en plus sur la manière - dans l’hypothèse où un gouvernement devait voir le jour - dont notre pays réglera le point noir du vieillissement de la population. La Belgique aura peut-être droit à une deuxième session. Mais à l’automne, à l’époque des grands refinancements, il faudra rendre une copie conforme aux attentes.