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Les socialistes ont trouvé un os à ronger. Et pas n’importe lequel puisqu’il s’agit des banquiers. Quelques jours après le Premier ministre, la vice-Première PS plaide pour une séparation des métiers de banque de détail et de banques d’affaires (où l’on trouve des activités à risque du type "subprime"). Elle souhaite aussi plafonner les rémunérations. Dans un langage direct - "les banquiers commencent à me gonfler" -, elle lance un message fort.

Même si celui-ci peut paraître opportuniste - les élections communales approchent -, il n’en est pas moins opportun. Depuis que la crise du subprime en 2008 a obligé l’Etat belge à intervenir massivement pour sauver les grandes banques du pays, quelles mesures ont été imposées pour réduire la prise de risques ? Certes, les banques ont toutes diminué la taille de leur bilan et, du même coup, leur niveau de risque. Mais cela ne paraît pas suffisant. La proposition de séparer les métiers de banque de détail et de banques d’affaires n’est pas farfelue. N’est-elle pas défendue par les Britanniques, que l’on ne peut pas taxer d’être hostiles au monde moderne de la finance ? De plus, elle a le mérite d’aller dans le sens d’une gestion saine des finances de l’Etat. Lequel, ne l’oublions pas, risque de payer cher les dérives de Dexia. Etat qui est en outre exposé à toute faillite bancaire en apportant une garantie de 100 000 euros sur les dépôts des épargnants. Il est donc temps de changer le monde bancaire.