Entreprise

EFFET DE SECOND TOUR, n.m. Écon. Hausse des salaires, automatique ou non, décidée dans le but de prémunir les travailleurs contre la progression des prix à la consommation, de préserver leur pouvoir d'achat, au risque de contribuer à une nouvelle hausse des prix à la consommation par application de la loi de l'offre et de la demande. Polit. monét. Phénomène perturbateur caractérisé par une hausse salariale alimentant la spirale de l'inflation et empêchant les autorités monétaires de réduire leurs taux directeurs, même en période de faible croissance économique. Syndic. Prétexte invoqué par le patronat pour faire peser le poids de la hausse des prix à la consommation exclusivement sur les travailleurs tout en jetant un voile pudique sur la progression des rémunérations des patrons eux-mêmes. Patr. Mécanisme désastreux conduisant à une hausse des charges pour l'entreprise et nécessitant impérativement une stricte modération salariale, surtout dans un contexte de progression des coûts des matières premières et de l'énergie. Polit. 1. Phénomène embarrassant susceptible, d'une part, d'affecter la compétitivité d'un pays mais, d'autre part, permettant de préserver le pouvoir d'achat des électeurs. 2. Dans un gouvernement hybride alliant partis de droite et de gauche, sujet de divergence entre partenaires de la majorité, les uns étant partisans d'accords interprofessionnels "all in" tenant compte de la norme salariale et les autres préférant l'application stricte du mécanisme d'indexation. Loc. (Belgique) Événement quasiment inévitable en cas de hausse des prix à la consommation, les salaires étant indexés sur base d'un indice lié au coût d'un panier de produits d'où sont toutefois exclus les carburants, les boissons alcoolisées et les produits du tabac. "La Banque centrale européenne reste bien décidée à prévenir tout effet de second tour." (Jean-Claude Trichet, président de la BCE, 2003 -...).