Entreprise

En mars dernier, lors de la présentation de ses résultats annuels, le groupe hôtelier Accor a annoncé la poursuite de sa politique de cession des murs au profit de leur exploitation, son métier principal. Une cession qui, par ailleurs, permet aux sociétés cotées de bénéficier d'une imposition plus favorable, grâce notamment au nouveau régime fiscal des SIIC (sociétés d'investissement immobilier cotées) adopté fin 2004.

Et d'évoquer tout de go un accord d'un milliard d'euros avec le consortium immobilier Foncière des Murs, portant sur 128 hôtels localisés en France. Mais également de pointer, au titre de seconde phase - sans les désigner nommément - 80 hôtels situés en France et en Belgique qui subiraient le même sort. Dont 80 pc en pleine propriété et 20 pc en location avec option d'achat. De quoi espérer pouvoir faire passer, d'ici fin 2006, la part de ses hôtels sous contrat de gestion (moins risqué qu'un contrat de location, les propriétaires des murs en prenant une partie à leur compte) à 75pc, contre 62pc actuellement.

Accélération

Un article paru dans le Figaro, revu et corrigé par Reuters, a remis le sujet dans l'actualité. Sans véritable primeur. Sauf peut-être qu'il pourrait y avoir accélération de cette politique de désengagement et que, hormis 10 de ses 180 Sofitel pour lesquels le groupe serait en négociation, les murs cédés concernent pour l'essentiel des hôtels de milieu de gamme (c'est-à-dire Novotel et Mercure).

A noter qu'en Belgique, le choix sera effectué sur 40 hôtels. Fin décembre 2004, Accor y était en effet présent au travers de 55 «points de vente» Sofitel, Novotel, Mercure, Etap Hotel, Ibis ou Formule 1 (contre 59 fin 2005), soit 30 en propriété, 10 en location, 5 en contrat de gestion et 10 en franchise.

© La Libre Belgique 2005