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Pour le CEO de Belfius Marc Raisière, l'introduction en bourse de Belfius d'ici l'été n'est plus possible. C'est aussi le point de vue du comité de direction, a-t-il affirmé aux quotidiens l'Echo et De Tijd. 

Belfius avait espéré un feu vert gouvernemental pour cette opération en mars, mais le dossier est pollué par le retard pris dans le dossier Arco. Le gouvernement tente d'obtenir le feu vert de la Commission européenne pour le plan de 600 millions d'euros de compensations financières au profit des coopérateurs touchés par la faillite du groupe. Celui-ci a été emporté par la grave crise financière qui a touché le groupe Dexia, lequel a donné naissance à Belfius.

L'introduction en bourse était prévue pour juin. Au sein du gouvernement, le dossier a pris du retard car l'aile CD&V de la majorité souhaite obtenir préalablement une solution pour les coopérateurs d'Arco, la bras financier du Mouvement Ouvrier Chrétien flamand.

"Je comprend parfaitement la problématique du gouvernement qui veut une solution pour Arco. C'est normal", a commenté Marc Raisière.

Mais en raison du fait que celui-ci n'a pas donné son feu vert à l'introduction en bourse au début du mois de mars comme c'était espéré, cette opération ne pourra plus se faire avant l'été. Ce n'est raisonnablement pas tenable, a-t-il dit.

Le patron de Belfius n'est pas outre mesure inquiet face à ce contre-temps. "Juin ou septembre-octobre", cela ne change rien, a-t-il dit.