Entreprise

L'assureur Ethias a annoncé ce vendredi, au cours d'un conseil d'entreprise, son intention de supprimer 120 emplois à l'horizon 2017, rapportent plusieurs médias. L'information a été confirmée par l'entreprise. Le groupe compte actuellement 1.724 équivalents temps plein, un nombre qui sera ramené à 1.600 pour la fin de 2017, a-t-il précisé dans un communiqué.

Selon Ethias, un programme de départ anticipé à partir de 60 ans sera mis en place. Il concernerait une centaine de travailleurs dans les cinq années à venir. Les contrats à durée déterminée seront également réduits au minimum, les recrutements seront strictement limités et l'efficacité de l'activité sera améliorée, avec entre autres une diminution des frais généraux de 10%.

"Ces économies porteront essentiellement sur les coûts des biens et services divers et sur les dépenses en matière d'IT, et ce, sans toucher aux programmes futurs d'innovation et de développement de l'architecture IT", a poursuivi Ethias.

"Un certains nombres d'autres mesures d'économies qui touchent aux frais de personnel (salaires...) feront l'objet de négociations avec les organisations syndicales dans les prochains jours", a-t-il ajouté.

"On ne peut pas encore chiffrer le nombre de licenciements secs. Cela dépendra du succès des autres mesures", a pour sa part commenté la porte-parole de l'assureur, Lieve Ketelslegers. On ignore également quels sites - Hasselt, Liège et/ou Bruxelles - seront touchés. A Liège, quoi qu'il en soit, l'assureur ne conservera plus que 2 bâtiments sur les 3 dont il dispose actuellement.

Parallèlement, l'entreprise a annoncé ce vendredi l'émission d'un futur emprunt subordonné et l'optimalisation de la gestion des actifs en conformité avec les règles qui seront imposées aux assureurs (Solvency II).

Son plan d'entreprise a été transmis ce vendredi à la Banque nationale "dont nous attendons une réaction rapide", a enfin déclaré la porte-parole.

De son côté, le syndicat Setca a déploré l'attitude de la direction, tant sur la forme que sur le fond. "Le Conseil d'Entreprise à peine terminé, et avant que le personnel n'ait pu prendre connaissance des mesures que la direction avait décidées, la presse détaillait déjà le plan de restructuration qui venait de nous être présenté qui comprend la diminution de 124 équivalents temps plein (sur 1.724), dont certains le seront via licenciement", regrette le syndicat socialiste dans un communiqué.

Sur le fond, le syndicat estime que l'annonce de possibles licenciements secs "est une rupture du dialogue social qui a toujours prévalu dans l'entreprise".

"Au-delà de la perspective, totalement inacceptable (...) de licenciements secs, nous sommes interpellés par d'autres points contenus dans ce plan. Nous pensons notamment aux économies de 16% des coûts de l'IT qui aura certainement des répercussions sur NRB, une autre entreprise importante de la région", ajoute le syndicat, qui n'exclut pas des actions "si des modifications majeures n'étaient pas apportées au plan présenté."