Entreprise Après avoir lâché Alitalia, la compagnie des émirats se sépare d’Air Berlin. Un échec cuisant de plus.

On les surnomme les trois sœurs du Golfe. Les compagnies aériennes Qatar Airways, Emirates (Dubai) et Etihad (Abou Dhabi) font de plus en plus d’ombre aux transporteurs aériens d’Europe et des Etats-Unis. La progression fulgurante ces dernières années des trois géantes du Golfe fait ainsi grincer des dents pas mal de compagnies occidentales qui dénoncent une concurrence illégale. En cause ? Qatar Airways, Emirates ou Etihad sont soupçonnées d’être largement subventionnées par leurs émirats respectifs.

Mais la "success story" des trois sœurs a aussi ses ratés. Il y a quelques semaines, Etihad a ainsi annoncé des pertes historiques de 1,87 milliard de dollars en 2016. La compagnie explique notamment ce fiasco financier par "les mauvais rendements" dans certains investissements européens. Les rachats partiels d’Alitalia (à hauteur de 49 %) et Air Berlin (29 %), deux compagnies au bord de la faillite, auraient ainsi plombé les finances de la compagnie d’Abou Dhabi de 808 millions d’euros. Cette dernière a d’ailleurs décidé d’arrêter les frais en stoppant toute injection de liquidités à la fois dans la compagnie allemande, qui est tout de même le troisième transporteur low cost d’Europe, et dans l’ancien fleuron italien.