Entreprise priorité

Les entreprises et les pouvoirs publics belges sont à la recherche de 11 700 spécialistes en technologies de l’information et de la communication (TIC), selon les résultats d’une enquête présentée mardi par la fédération de l’industrie technologique Agoria et le groupe Axa. Ce n’est pas la première fois qu’un tel message est envoyé mais il est à prendre en compte en période de crise. "Ces experts numériques sont indispensables pour le bon fonctionnement de nos entreprises et administrations", souligne Baudouin Corlùy, directeur d’Agoria ICT, qui n’hésite pas à affirmer : "Si nous étions en mesure de satisfaire toutes les fonctions TIC ouvertes en ce moment, notre pays augmenterait son produit intérieur brut d’1,3 milliard d’euros". La demande pour des experts numériques est forte et permanente. La Flandre dispose du plus grand nombre d’offres d’emploi, avec près de 8 000 fonctions TIC non satisfaites. Mais les experts numériques sont aussi très recherchés en Région bruxelloise (2 000 à 3 000 fonctions ouvertes) et en Région wallonne (1 000 à 1 500). D’après Agoria, les "business consultants" (3 472 postes vacants) arrivent en tête de la liste des fonctions en pénurie, suivis des développeurs de solutions et d’applications (1 853) et des spécialistes des opérations et de maintenance (1 051). "Le nombre d’offres d’emploi ne cesse de croître", souligne M. Corlùy, qui déplore "un déséquilibre structurel entre la demande et l’offre de profils TIC". Pour remédier à ce problème, Agoria propose d’intensifier la sensibilisation dans les écoles et de renforcer l’attrait des études supérieures en technologies de l’information et de la communication. La fédération exhorte également les autorités à considérer la formation des demandeurs d’emploi aux TIC comme une priorité. Par ailleurs, "les TIC peuvent représenter de nouvelles opportunités de carrière pour les travailleurs les plus âgés à condition d’avoir plus de soutien en matière de formation continue et une vision plus souple des horaires et temps de travail", conclut Agoria, qui propose l’"outsourcing" pour combler les postes encore vacants.

P. Lo (avec Belga)