Entreprise

Elle aurait pu se contenter de gérer l’acquis. Celui d’EVS, l’une des plus belles réussites technologies wallonnes de ces 30 dernières années. C’était mal connaître Muriel De Lathouwer, propulsée à la tête de la pépite liégeoise, à l’automne 2014, après une période mouvementée (départ du co-fondateur Pierre L’Hoest, échec de son successeur hollandais Joop Janssen,…).

Depuis sa création en 1994, EVS alterne les années paires marquées par de grands événements sportifs (Coupe du monde de football, Jeux olympiques, etc.), profitables pour l’entreprise, et les années impaires moins porteuses. N’est-ce pas un handicap d’être aussi dépendant de tels événements ?

Cette alternance ne nous pose aucun problème ! Si vous retirez la part de ces événements de nos résultats, soit environ 10 millions d’euros de revenus, l’exercice 2017 est très stable par rapport à 2016. Et c’est la même chose pour notre marge brute. Les revenus tirés des événements sportifs représentent en fait moins de 10 % de notre chiffre d’affaires. C’est, une année sur deux, la cerise sur le gâteau. Plus fondamentalement, dans un contexte où nos clients historiques, c’est-à-dire les chaînes de télévision, sont sous forte pression (concurrence des plateformes en ligne, recul des revenus publicitaires, compression des dépenses…), le fait pour EVS de parvenir à stabiliser ses revenus et ses parts de marché, tout en continuant à innover en lançant de nouveaux produits, est une réelle performance.