Fortis & Cie : victoire... confortable

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Entreprise

Les chiffres sont maintenant officiels. L'offre sur ABN Amro lancée le 23 juillet 2007 par le consortium composé de Royal Bank of Scotland, Fortis et Santander a réussi : elle a permis de récolter 86 pc des actions. La condition minimale d'acceptation de l'offre, à savoir récolter plus de 80 pc des titres, a été remplie, souligne le communiqué publié hier. Les trois banques prévoient d'annoncer leur décision de déclarer ou non l'offre inconditionnelle pour le vendredi 12 octobre au plus tard, poursuit le communiqué. C'est à ce moment-là que les jeux seront définitivement faits. Ce qui paraît d'ores et déjà acquis.

Barclays avait abandonné

La victoire du trio ne faisait plus aucun doute déjà depuis quelques semaines. Elle était encore plus évidente après que le groupe britannique Barclays, l'autre prétendant au rachat de la banque néerlandaise, eut annoncé vendredi dernier, qu'il se retirait de la course faute d'avoir convaincu beaucoup d'actionnaires avec son offre. Une offre nettement moins élevée (environ 63 milliards dont une grande partie sous forme d'échange d'actions) que celle du consortium (71 milliards dont 90 pc en cash).

Etapes suivantes

La prochaine étape est maintenant la fin de l'augmentation de capital de Fortis (pour un montant de 13,4 milliards), qui se clôture ce mardi après-midi et qui servira à financer partiellement les actifs d'ABN Amro rachetés par Fortis. Elle sera suivie d'une période de deux jours pendant laquelle les droits de souscription non utilisés ("scripts") seront négociables. La cotation des nouvelles actions Fortis débutera le 15 octobre.

Il ne fait pas de doute que l'augmentation de capital de Fortis, un appel de fonds sans précédent pour la Bourse de Bruxelles, sera un succès. Le rebond en Bourse des valeurs financières et partant, la hausse du cours de Fortis ces derniers jours sont tombés à point nommé.

Visiblement, le haut management de Fortis et la banque d'affaires Merrill Lynch (qui est, comme on le dit dans le jargon professionnel, "joint global coordinator") ont tout fait pour vendre ce papier. Ils ont rencontré des investisseurs institutionnels de la planète entière pour leur exposer des arguments séduisants, mettant en avant la création de la première banque du Benelux, avec notamment une forte présence du futur groupe dans les activités de "retail et de private banking".

Bois Sauvage etc.

En Belgique, la plupart des banques et sociétés de bourse (ainsi d'ailleurs que Budget Hebdo) conseillaient aux actionnaires de Fortis de souscrire aux nouvelles actions. Certains holdings belges actionnaires, comme Compagnie du Bois Sauvage, ne cachent pas qu'ils ont souscrit à l'augmentation de capital. La plupart des investisseurs qui étaient, il y a quelques années, regroupés au sein de Fortales (De Eik, Ackermans & van Haaren, Cobepa, etc.) et détenaient environ 2 pc du capital du groupe belgo-néerlandais, ont sans doute fait de même. C'est en tout cas sûr pour De Eik (qui représente les intérêts de la famille Van Waeyenberge).

Pour Sofina, c'est difficile à savoir. Selon certaines sources non confirmées par le holding contrôlé par la famille Boël, il s'était abstenu lors de l'assemblée de Fortis en août dernier. Ce qui laisserait penser qu'il avait des réserves par rapport à cette gigantesque opération.

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