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A elle seule, l'assemblée générale qui s'est déroulée à Bruxelles le 11 février dernier, et qui a débouché sur un non à l'accord avec BNP Paribas, a coûté plus d'1 million d'euros. Outre la location de différents palais du Heysel, les assemblées générales ont nécessité, en amont, l'engagement pendant quelques semaines d'une vingtaine d'intérimaires pour effectuer du travail administratif. Fortis holding a également dû assurer la mise en place d'un call center pour les actionnaires.

Un autre volet de dépenses dans le cadre du démantèlement du bancassureur est constitué par les honoraires des différents groupes d'experts -trois au total- nommés dans le cadre de procédures judiciaires intentées par des actionnaires.

Le trio d'experts nommé par la Cour d'appel de Bruxelles dans son arrêt de la mi-décembre représente ainsi un coût de près de 500.000 euros. Au cours d'un assemblée générale, l'ancien président en exercice du conseil d'administration de Fortis, Jan-Michiel Hessels, avait annoncé que le holding ferait un geste, en payant une première tranche de 125.000 euros.

Si le solde revenait, selon Fortis, aux appelants, soit les actionnaires défendus par le cabinet Modrikamen, Fortis holding a finalement réglé la totalité de la note en raison du refus des actionnaires de payer leur part.

Pour le groupe d'experts nommé en novembre par le tribunal de commerce de Bruxelles, Fortis a provisionné près de 0,6 million d'euros. Enfin, les experts ordonnés par le tribunal d'Amsterdam après un procès intenté par des actionnaires devraient au maximum coûter à Fortis 0,6 million d'euros.

Il est frappant de constater que le coût des experts néerlandais est clairement inférieur à celui de leurs collègues belges. La période de travail des experts néerlandais sera en effet beaucoup plus longue, le tout pour un montant équivalent.