Entreprise Un ménage belge paie en moyenne 51,60 euros par an de frais bancaires. Ils ont fortement augmenté depuis quatre ans.

Depuis leur introduction en 1990, les frais bancaires n’ont cessé d’augmenter, si bien que, désormais, un ménage belge paie en moyenne 51,60 euros par an à cet effet, selon les chiffres publiés par le SPF Economie et cités ce week-end par "L’Echo". Le ministre fédéral des Consommateurs Kris Peeters souhaite inviter Febelfin, la fédération belge du secteur financier, à une concertation pour un suivi de l’évolution en la matière.

Au cours des quatre dernières années, les frais bancaires ont fortement augmenté, entre 2 et 3 % par an, indique le quotidien. Avec la politique de taux zéro de la Banque centrale européenne, les marges bénéficiaires des banques ont fondu, ce qui les a poussées à chercher d’autres sources de revenus, parmi lesquelles on retrouve les frais facturés à leurs clients. Il s’agit des frais liés à un compte, une carte de crédit ou un virement international, des pénalités en cas de dépassement du nombre de transactions autorisées et des intérêts facturés en cas de découvert.

Les frais varient toutefois sensiblement d’une banque à l’autre, relève le quotidien économique et financier. En outre, certains frais sont "cachés". Par exemple, la plupart des clients bénéficient d’une assurance (payante) liée à un compte, mais bon nombre d’entre eux en ignorent l’existence.

Febelfin ne voit pas où est le problème

Le ministre des Consommateurs Kris Peeters a réagi dès samedi matin sur le réseau social Twitter. Il y écrit inviter Febelfin "à une concertation pour un suivi de l’évolution de ces frais bancaires". Il y assure également qu’un simulateur de tarifs sera bientôt mis en ligne sur le portail indépendant Wikifin.be afin de permettre à tout consommateur de comparer facilement ces tarifs.

De son côté, Febelfin ne voit pas de problèmes avec ces frais bancaires... "La Belgique figure parmi les meilleurs pays en Europe pour une offre bon marché", soutient la fédération. Les recettes ne sont en outre pas suffisantes pour couvrir les coûts du trafic de paiement. Febelfin évoque également le contexte des taux d’intérêt bas, qui a des répercussions à la fois sur les comptes d’épargne mais aussi sur les crédits, dont les taux sont très bas aussi. "Les services bancaires ne sont plus les mêmes qu’il y a 20 ans et la régulation est par ailleurs extrêmement lourde financièrement. Ce sont des coûts qui ne sont pas visibles pour le client final, mais qui sont bien réels. Et qui servent à renforcer le secteur bancaire", insiste-t-elle. "Il y a plusieurs paramètres à l’équation et chaque banque est libre de s’adapter comme elle le souhaite", ajoute encore fédération, qui se dit néanmoins ouverte à l’invitation du ministre Kris Peeters.