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General Electric (GE), qui devrait annoncer ce lundi des milliers de suppressions d'emplois et des cessions d'actifs, va réduire de moitié son dividende, une première depuis 2009.

Le conglomérat industriel américain, dont la capitalisation boursière a fondu de plus de 100 milliards de dollars depuis janvier, ne versera plus que 12 cents par titre à ses actionnaires au titre du trimestre en cours au lieu de 24 cents comme prévu initialement, selon un communiqué.

En 2009, plombée par les paris dans les "subprime" de sa filiale financière GE Capital, GE avait pris une mesure similaire que le PDG de l'époque Jeff Immelt avait qualifiée par la suite de "pire décision" de ses 16 ans de règne.

"Nous comprenons l'importance de cette décision pour nos actionnaires et nous ne l'avons pas prise à la légère", a expliqué John Flannery, PDG depuis le 1er août et à qui revient la tâche titanesque de relancer le fleuron de 125 ans en panne actuellement après avoir échoué à anticiper le retournement des marchés pétrolier et énergétique.

Il assure que c'était la "bonne décision" au vu de la trésorerie disponible: "Nous agissons dans l'urgence pour rendre GE plus simple et fort afin de créer de la croissance et de la valeur pour les actionnaires", se défend-il encore.

Les actionnaires s'étaient résignés à voir le dividende réduit car GE avait annoncé mi-octobre ne disposer que de 7 milliards de dollars de trésorerie alors qu'il avait promis de redistribuer 8 milliards de dollars.

Outre une baisse du dividende, GE devrait annoncer vers 14H00 GMT une nouvelle cure d'austérité qui va se traduire par des milliers de suppressions d'emplois, notamment dans la division GE Power, qui comprend les activités énergétiques du français Alstom acquises en 2015, selon une source proche du dossier sous couvert d'anonymat.

Le groupe américain devrait se recentrer sur tois activités (l'aéronautique, la santé (équipements médicaux) et l'énergie) et mettre en vente le reste des actifs.

Les effectifs de GE ont diminué de 11% l'an dernier comparé à 2015. GE employait en effet 333.000 personnes fin 2015 et n'en avait plus que 295.000 fin 2016.