Entreprise

La direction de Swissport et les syndicats représentant les bagagistes sont parvenus à un accord, selon une annonce du syndicat libéral tombée sur le coup de 18h.

Le résumé de la journée de grève

L'aéroport de Bruxelles-National a vécu une journée chaotique ce mardi. Tout a commencé vers 7h, lorsque les bagagistes de Swissport, qui détient 60 % du marché de la manutention des avions à Zaventem, ont décidé d’un arrêt de travail “spontané”. “Les bagagistes sont au bout du rouleau, explique Sophie Crombain, déléguée CGSLB. Cela craque de partout. Depuis le mois de mai, il y a une surcharge de travail et de nombreux travailleurs sont absents cette semaine pour cause de maladie. Du coup, les équipes se sont encore réduites pour décharger et charger les avions. La situation est devenue intenable. C’est un cercle vicieux”.

En plus d’un renforcement urgent du personnel, les syndicats demandaient aussi un “incitant financier” pour aider les bagagistes à tenir le coup jusqu’à la fin du mois de septembre. Une demande qui aura finalement été acceptée, après de longues négociations, par la direction de Swissport qui dénonçait, de son côté, une “grève sauvage”.

Cet arrêt de travail aura fait des dégâts auprès des vacanciers. En tout, près de 25 000 personnes auront été affectées d’une manière ou d’une autre, mardi. Près de 220 vols ont ainsi été retardés (d’un temps moyen de 80 minutes) et 36 vols (aller-retour) annulés. L’aéroport conseillait ainsi aux passagers de prévoir un bagage à main avec le nécessaire pour les premiers jours de leurs vacances à l’étranger, le reste de leurs affaires devant être envoyé via un vol ultérieur. D’après l’aéroport, les effets de cet arrêt de travail se feront encore ressentir ce mercredi.

"Les travailleurs du soir pas très favorables"

Sophie Crombain, déléguée CGSLB a affirmé à La Libre Belgique de son côté que "les travailleurs du soir ne sont pas très favorables" à l'accord entre direction et syndicats. Ils n'ont pas repris le travail. "Ils veulent attendre l'avis des collègues demain matin".

La grève n'est donc pas encore finie...

Au tour d’Aviapartner ?

Brussels Airlines, qui avait prévu de transporter 30 000 passagers mardi, aura été la compagnie la plus touchée. “Malgré les efforts d’une trentaine de collègues qui se sont mobilisés pour décharger les avions atterrissant à Zaventem, nous n’avons pas pu empêcher un effet en cascade”, explique la porte-parole de Brussels Airlines. La compagnie belge a fait dévier ses passagers en transit par Bruxelles vers d’autres aéroports européens. Malgré ce dispositif, près de 3 000 passagers de Brussels Airlines sont restés cloués au sol et 5 000 bagages restent “égarés” à Bruxelles. Swissport devrait recevoir la facture du coût de cette grève.

Notons que d’autres compagnies, telles que Ryanair, qui travaillent avec le bagagiste Aviapartner, n’ont pas été touchées. Mais elles ne sont pas à l’abri pour autant. D’après nos sources, la colère gronde aussi au sein des travailleurs d’Aviapartner, “mis également sous pression” durant ces mois d’été.