Entreprise

"Lorsque je rencontre des élèves, j’essaye de leur expliquer qu’il n’y a pas que le diplôme qui compte pour décrocher un emploi", explique Patrick De Tiège, consultant en énergie, qui est "témoin" Dream depuis plusieurs années. "A diplôme égal, qu’est-ce qui va faire la différence entre plusieurs candidats ? Un tas de petites choses dont les jeunes ignorent l’importance, comme faire du sport, être dans un mouvement de jeunesse, être membre d’une association d’étudiants, faire des stages et des boulots pendant les vacances, Je préfère un jeune qui réussit un peu moins bien, mais a des tas d’activités, qu’un autre qui a une grande distinction, mais ne fait rien à côté. Il faut qu’ils se rendent compte que ce n’est parce qu’on a un diplôme qu’on trouve un emploi. Il faut un peu se bouger ! Et surtout faire quelque chose qu’on aime", note Patrick De Tiège qui regrette que les jeunes soient aussi peu conscients de ce qui les attend dans la vie.

"Ils ont trop de clichés. Ils sont motivés, mais ne se rendent pas compte de ce que peut représenter concrètement un métier", constate, de son côté, Annick Wilmotte, chercheur CNRS à l’ULG en ingenierie des protéines et "témoin" Dream depuis 6 ans. "C’est pour cela qu’ils doivent aller voir sur le terrain comment cela se passe. Ils doivent oser frapper à la porte d’un laboratoire, par exemple, pour une visite et voir si le métier de chercheur leur convient."

"Des journées comme le Dream Day sont très importantes, car les jeunes ont besoin de repères", explique Laurent Ledoux, de BNP Paribas Fortis et "témoin" Dream depuis 4 ans, qui leur parle souvent de son parcours. "C’est aussi ce qu’ils veulent comprendre. Il est essentiel d’évoquer les choix qui ont été faits et de mettre en avant quelques points importants, comme la participation à un programme d’échange à l’université. Le diplôme n’est pas ce qu’il y a de plus important. Il faut apprendre à penser par soi-même à travers une grande discipline de pensée, comme le droit, l’économie, "