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Selon l'Itinera Institute, limpôt des sociétés (Isoc) s'élève a diminué de moitié en dix ans. La FEB contre-attaque : pour elle, la Belgique perçoit plus d'impôts des sociétés que les pays voisins et que la moyenne de la zone euro.

La Belgique perçoit plus d'impôts des sociétés que les pays voisins et que la moyenne de la zone euro, selon des études Eurostat citées vendredi par la Fédération des entreprises de Belgique (FEB). La FEB réagit ainsi à la dernière analyse livrée par l'Itinera Institute, selon laquelle le taux effectif moyen d'imposition des sociétés a diminué de moitié en dix ans, passant de 20% en moyenne en 2001, à moins de 10% en 2009. La FEB estime que "les remous soulevés à l'occasion de cette étude" n'interviennent pas à un moment opportun. Alors que "nous devons nous battre pour le moindre investissement, cela n'est pas favorable à l'attrait de notre climat d'investissement international", commente la fédération patronale.

Selon une analyse de la FEB, une société opérationnelle moyennement rentable est confrontée à un taux d'imposition supérieur à 26%. Environ 40% des sociétés opérationnelles en situation bénéficiaire connaissent même un taux d'imposition supérieur à 30%. La Belgique fait ainsi légèrement mieux que la France, mais moins bien que les Pays-Bas et l'Allemagne. "En d'autres termes, s'il y a bien une chose anormale, c'est la hauteur des charges, en ce compris en matière d'impôt des sociétés, auxquelles les entreprises sont confrontées", conclut la FEB.

Le bénéfice des sociétés gonfle plus que l'impôt, selon l'Itinera Institute

Le taux effectif moyen d'imposition des sociétés a diminué de moitié en dix ans: alors qu'il était de 20% en moyenne en 2001, le taux d'imposition des sociétés était en-dessous des 10% en 2009, ressort-il d'une analyse du groupe de réflexion Itinera Institute que le Soir relaie vendredi.

En théorie, l'impôt des sociétés (Isoc) s'élève à 33,9% des bénéfices des entreprises, ce qui en fait un des taux les plus élevés d'Europe. Mais grâce à de nombreux mécanismes financiers et fiscaux, les entreprises peuvent faire baisser ce taux. En 2009, le taux effectif était de 9,8%.

Dans le même temps, le bénéfice des entreprises augmente. Entre 2001 et 2009, il a presque doublé, pour atteindre 91,89 milliards d'euros au total.

Jean Baeten, directeur du département fiscal à la Fédération des entreprises de Belgique (FEB), interrogé par le quotidien, nuance ces calculs et estiment qu'ils ne tiennent pas compte de certaines corrections structurelles.