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Luc Vandewalle, président d'ING Belgique, pouvait avoir le sourire hier lors de la présentation des performances 2004 de la filiale belge du géant néerlandais ING. Tous les indicateurs sont au vert pour l'ex-BBL. Mieux, et même si on ne cède pas au triomphalisme en interne, on précise qu'ING Belgique a tout simplement affiché les meilleurs résultats de son histoire avec un résultat brut d'exploitation supérieur au milliard d'euros (+ 21,9pc). Le bénéfice net (part du groupe) a lui grimpé 42,9pc à 683 millions d'euros. Les revenus de la banque ont eux progressé de plus 10pc, 10,7pc précisément à 2,82 milliards d'euros. «Cela n'était plus arrivé depuis trois ans», a souligné Luc Vandewalle. Des bonnes performances qui s'expliquent par la bonne tenue de la conjoncture et des marchés financiers dans un contexte de stabilisation des coûts.

Pour la première fois de son histoire, ING Belgique a récolté au travers de ses produits financiers (fonds, branche 21 et 23) et de «l'argent frais» (c'est-à-dire qui ne se trouvait pas dans le circuit financier d'ING) 10,3 milliards d'euros. L'effet DLU a évidemment joué. Luc Vandewalle a révélé qu'ING Belgique a traité 2677 dossiers, représentant une rentrée pour l'Etat de 57,7 millions d'euros. Pour la petite histoire, la pénalité de la plus grosse DLU a porté sur un montant de 980000 euros, celui de la plus petite sur... 36,33 €.

«ING? La meilleure chose»

Le bilan après 7 années passées sous le pavillon ING? «Au regard de la manière dont s'est développée la banque depuis 7 ans, le rachat par ING, c'est la meilleure chose qui pouvait arriver à l'ex-BBL. A l'époque, la BBL occupait la 100e place au niveau mondial. Si nous avions poursuivi sur la voie du stand alone et dans la mesure où nos actionnaires de l'époque (GBL, Crédit Communal, Winterthur,...) nous avaient clairement fait entendre qu'il n'était pas question de participer à une augmentation de capital, nous serions aujourd'hui à la... 150 e place», explique Luc Vandewalle. Et d'ajouter: «Aujourd'hui, nous continuons à bénéficier d'une très grande autonomie et n'avons pas à nous plaindre. Depuis 7 ans, nous avons obtenu tout ce que nous demandions même si cela a parfois pris un peu plus de temps qu'à l'époque de la BBL puisqu'il faut maintenant obtenir le feu vert des Pays-Bas».

Il, est vrai, qu'ING a tout lieu de se féliciter de son acquisition belge, peut-être la plus rentable de son histoire. En 7 ans, et grâce aux dividendes perçus sur sa filiale, ING a récupéré sa mise. «Nous sommes le meilleur élève de la classe ING. Ils ont déjà bien gagné leur vie en Belgique...», confirme Luc Vandewalle. Un bon investissement, l'ex-BBL, assurément...

© La Libre Belgique 2005