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Comité de direction. Difficile de ne pas croire que la mauvaise passe que traverse ING n’a pas un impact sur la filiale belge où les départs des cadres se multiplient, y compris au niveau du comité de direction. Au début de l’été, Emmanuel Verhoosel, à la tête du département Wholesale Banking, a quitté le comité de direction pour rejoindre Natixis à Paris. 

Fin août, la banque belge annonçait que Tanate Phutrakul, CFO depuis début 2015, allait rejoindre Amsterdam pour devenir group controller dès le 1er octobre . Il devait rapporter directement à Koos Timmermans, celui-là même qui a démissionné. Johan Kesten, chargé de la direction informatique en Belgique, a, lui, décidé de donner une "nouvelle orientation à sa carrière", selon la formule consacrée. Ces départs ont relancé les rumeurs d’une fusion entre les comités de direction belge et néerlandais. 

"Aujourd’hui, ce n’est pas d’actualité mais le projet d’unir les efforts entre la Belgique et les Pays-Bas subsiste. Mettre sur pied une organisation transfrontalière reste à l’ordre du jour", explique Joëlle Neeb, media relations chez ING Belgique. On sait que la maison mère néerlandaise se contenterait bien d’un seul CEO en la personne du Néerlandais Ralph Hamers, dont le peu d’empathie au moment de l’annonce du plan de restructuration avait été peu apprécié. Vu qu’ING Belgique est une banque systémique, il semble toutefois peu envisageable que le régulateur accepte que la filiale belge n’ait pas ses propres CEO et chefs des risques.