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La banque ING a trouvé un accord aux Pays-Bas avec le ministère public dans une affaire de blanchiment. Elle accepte de verser une amende de 675 millions d'euros et de rembourser 100 millions. L'institution financière a admis ne pas avoir fait assez de prévention en matière de blanchiment.

ING avait reconnu plus tôt que les amendes, sanctions et autres dépenses intervenant dans le cadre de l'enquête sur une implication dans des cas de corruption et de blanchiment pouvaient être "considérables". La banque avait dévoilé dans son rapport annuel sur l'année 2016 qu'elle était poursuivie dans cette affaire.

ING n'a pas été assez prévoyante dans ses procédures d'enquête concernant certains clients, entre 2010 et 2016. ING affirme regretter au plus haut point que ces approximations aient permis à des clients d'exploiter des comptes d'ING aux Pays-Bas pour des activités de blanchiment.

Le groupe dit avoir pris des mesures supplémentaires contre plusieurs collaborateurs et anciens collaborateurs qui étaient responsables de l'exécution de la politique clients et des procédures. La rémunération variable a ainsi été revue à la baisse et certaines fonctions ont été retirées. Les dirigeants ont par ailleurs indiqué que, les concernant, il était inapproprié de recevoir cette année un salaire variable.

L'institution a également pris des mesures afin d'améliorer la gestion du risque. Elle promet de mieux veiller à ce que son personnel respecte les règles en vigueur.

Les autorités américaines avaient également demandé à la banque des informations dans ce dossier. ING ne s'attend toutefois pas à des mesures de la part du régulateur boursier américain SEC.

L'impact total du règlement de 775 millions d'euros sera inscrit comme charge exceptionnelle dans les chiffres du troisième trimestre.