Entreprise

La société belge iVOX , spécialisée dans les enquêtes d’opinion en ligne, s’est classée à la onzième place sur cinquante lors d’un concours organisé par le cabinet Deloitte et qui mettait aux prises des entreprises technologiques du Benelux. En tant que première société belge du classement au niveau de la croissance, iVOX a remporté l’épreuve dans le pays. "Le concours est réservé aux entreprises de plus de cinq ans actives dans les technologies, les télécoms, les médias, les biotechnologies ou Internet", précise Luc Van Coppenolle du cabinet Deloitte. Les ventes des entreprises participantes devaient, par ailleurs, représenter au minimum 50 000 euros en 2005 et 800 000 euros en 2009. Le gagnant belge, iVOX, est une société issue d’une spin-off de l’université de Leuven. Connue pour ses études d’opinion en ligne, l’entreprise dispose également d’un panel de 130 000 personnes utilisable pour des enquêtes. "L’histoire a démarré en 2003 avec un collègue de la K.U. Leuven où j’étais professeur invité, explique son CEO Steven Deketelaere. Depuis, la société a crû de plus de 1300 % sur ces cinq dernières années et compte maintenant trente collaborateurs." Selon Deloitte, le secteur des technologies a encore de beaux jours devant lui. "Parmi les cinquante entreprises ayant participé au concours, la croissance annuelle moyenne a été de 25 % en 2009, note Luc Van Coppenolle. A court terme, ces sociétés comptent augmenter leurs effectifs en moyenne de 10 %." Pour le CEO d’Euronext Bruxelles, Vincent Van Dessel, il est nécessaire de prendre plusieurs mesures pour favoriser l’entrepreneuriat. "Les PME représentent 57% des entreprises cotées à Bruxelles mais seulement 2% de la capitalisation totale, déclare-t-il. Un avantage fiscal pour les investisseurs ou l’obligation pour les fonds de consacrer quelques pc aux PME pourraient attirer les investissements." Pour Vincent Van Dessel, la dilution de Bruxelles dans la première Bourse mondiale suite à la fusion entre Deutsche Börse et Nyse Euronext ne pose pas de problèmes particuliers. "Pour les sociétés, il s’agit d’une excellente carte de visite, dit-il. Et la structure fédérale permet à chaque Bourse de garder ses spécificités".