Entreprise

Jean-Philippe ROBERT Étudiant en 3e épreuve du grade en Ingénieur de Gestion HEC-Ecole de Gestion de l’Université de Liège et en 2e licence en Sciences Politiques Université de Liège.

Près de 26 pourcents, c’est le taux de chômage touchant les moins de 25 ans actifs en Wallonie. Un jeune sur quatre, ce chiffre est plus qu’interpellant, non seulement pour les politiques, mais également pour les employeurs. Bénéfices records, rentabilité en augmentation, circulation de capitaux énormes, … Et pourtant, ces masses d’argent ne sont pas réinvesties. Conséquence : les entreprises ne créent plus d’emploi.

La société belge, à l’image des autres sociétés occidentales, est beaucoup plus riche qu’il y a trente ans. Toutefois, la jeunesse ne parvient plus à y trouver sa place. Dans les années septante, à leur entrée sur le marché de l’emploi, les jeunes obtenaient un poste similaire à celui de leurs aînés avec un salaire de départ inférieur de 15 pourcents. A l’époque actuelle, ce n’est plus le cas ; ils obtiennent des emplois de seconde zone et ils sont payés 40 à 50 pourcents de moins que les autres travailleurs.

On ne naît plus avec une garantie d’emplois. Toutefois, cette dernière peut être recréée par une économie saine, qui investit et qui donne aux jeunes des chances d’accès au travail et de promotion. Mais le mécanisme est en panne et les entreprises ne donnent plus cette garantie d’emploi. La jeunesse n’a plus accès aux possibilités d’ascension sociale offertes jadis à leurs aînés.

Avec des taux de chômage d’une telle ampleur, la situation est catastrophique. Désastreuse pour les jeunes mais également pour l’ensemble de la population active car qui va financer leur retraite ?