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Le bancassureur belge KBC a décidé de limiter ses transactions financières avec l'Iran maintenant que les Etats-Unis ont réintroduit des sanctions à l'encontre de ce pays, indique l'entreprise jeudi à la suite d'une information de l'agence de presse Reuters. 

L'activité était déjà très limitée, explique la banque. Le mois dernier, KBC a décidé d'à nouveau rendre plus stricte sa politique envers l'Iran, immédiatement après la décision américaine de se retirer de l'accord sur le nucléaire iranien. Les transactions de clients sont donc à nouveau uniquement limitées aux biens humanitaires.

La banque souligne qu'elle ne finance jamais la moindre affaire avec ce pays, et qu'elle se charge uniquement du traitement des paiements. "Il s'agit d'une activité très limitée", a expliqué le porte-parole du bancassureur.

Ces nouvelles restrictions ramènent la banque à la situation qui prévalait avant l'assouplissement de 2016. La banque avait alors décidé de soutenir des clients qu'elle connaissait bien sur les marchés belge, tchèque, slovaque et hongrois dans leurs échanges avec l'Iran. Il s'agissait uniquement d'activités commerciales authentiques, dans la lignées des activités commerciales de l'entreprise. Tout était limité au commerce non-américain et était soumis à un contrôle. "Une politique très restrictive", selon le porte-parole.

Les transactions en cours concernant des biens non-humanitaires seront progressivement supprimées pendant une période de transition.