Entreprise

Les start-up de tous types connaissent désormais les principes fondateurs des sites de crowdfunding : on propose un projet, on le présente de manière dynamique, on envisage les perspectives de développement, on chiffre le coût du démarrage, et enfin, on fait appel à l’équipe au sens large via un site Internet, à la foule, d’où le terme "crowd" précédant le "funding". Un des précurseurs du secteur est sans conteste Kickstarter qui est en piste depuis le mois d’avril 2009, moins d’un an seulement après le krach financier de Lehman Brothers qui allait déprimer les institutions financières pendant des années. Le principe ? Trouver du financement pour des projets alors que les banques se retrouvaient en situation délicate et gelaient littéralement les prêts à risque (on parlait alors de "credit crunch").

Depuis 2009, Kickstarter a déjà assisté quelque 136 406 projets, et quelque 14 millions de participants se sont engagés à hauteur de 3,4 milliards de dollars sur des projets. Les 136 406 projets sont ceux qui ont abouti, bien entendu. Parce que certains ne trouvent pas suffisamment de sponsors, ce qui tendrait à prouver (pas toujours) que le potentiel commercial n’existe pas ou est insuffisant. Ce fut le cas pour 243 242 projets qui n’ont pas atteint les 100 % de budget espérés. 273 projets ont permis de mobiliser au moins un million de dollars. Tous les secteurs d’activités ont capté l’attention des investisseurs/risqueurs, mais les projets artistiques et technologiques sont les plus mobilisateurs, musique, cinéma et vidéo en tête, devant les jeux et l’édition.

Et comment tourne cette mécanique ? Si le projet échoue, n’est pas totalement financé, Kickstarter ne demande rien aux promoteurs. Si le projet atteint sa cible de financement (ou la dépasse), Kickstarter prélève 5 % du total et son partenaire financier qui traite les opérations, prend 3 % des montants plus 0,20 euro par engagement.