Entreprise

Dans son bureau à Gand, on retrouve de nombreux objets liés au septième art. Et pour cause, Eddy Duquenne est depuis dix ans le patron de Kinepolis, le groupe belge qui exploite des salles de cinéma en Belgique mais aussi dans plusieurs autres pays européens. Un groupe qui vient de franchir l’Atlantique en se portant acquéreur de l’entreprise canadienne Landmark Cinemas.

"Je suis un fidèle", signale-t-il pour justifier la durée de sa présence au sein du groupe Kinepolis. L’homme a commencé sa carrière dans le monde bancaire, à la CGER dans le corporate banking. Avant de prendre en charge la restructuration de Sun Park. "Kinepolis, c’est donc mon troisième job", sourit-il. Un poste de CEO dans lequel ce père de deux grandes filles trouve toute satisfaction. "Je reste aujourd’hui passionné par mon travail. Les premières années chez Kinepolis ont été marquées par une phase de restructuration. Maintenant, faire cette opération de rachat intercontinentale constitue un nouveau challenge. Et j’ai la chance d’être entouré par une équipe très professionnelle", explique-t-il encore.

Direct, Duquenne loue l’esprit d’entreprise de mise au sein de Kinepolis. "Nous avons créé en interne un Innovation Lab qui permet aux salariés de soumettre un certain nombre de nouveaux projets. Nous entendons stimuler cet esprit d’entreprise et chacun a le droit de rater. Kinepolis, c’est une société de gens passionnés, honnêtes et corrects. Et il ne faut jamais oublier que ce sont les gens qui vendent les tickets et le pop-corn qui paient les salaires. Y compris celui du CEO !"