Entreprise

Le patron de la filiale belge du groupe de consultance Kurt Salmon a le sourire. Frédéric Hertogs est, en effet, en charge ici d’une affaire qui marche dans un groupe qui tourne bien. Au niveau consolidé, sa maison mère MCG (Management consulting group) a, en effet, enregistré une croissance de 12 % d’une année sur l’autre, à quelque 302 millions de livres sterling en 2011. Bénéfice avant impôts aussi : +62 %, à 23,2 millions de livres. Le groupe a entamé les grandes manœuvres en Chine et au Japon, et souhaite se positionner sur l’Asie en général. On n’est pas ici face à des débutants. Mais du point de vue de Frédéric Hertogs, l’enseigne Kurt Salmon n’est pas encore suffisamment connue en Belgique, et lorsqu’il veut écumer le marché de l’emploi, c’est un vrai problème. Pourtant, alors que l’équipe belge compte actuellement 40 personnes, il estime, de manière "ambitieuse mais pragmatique", avoir besoin d’au moins 100 personnes pour la fin 2015, et devrait en engager une vingtaine cette année déjà. Quels profils ? "Nous recherchons des consultants qui sont en même temps des gens qui connaissent les métiers de nos clients. C’est une denrée rare." Pourquoi vouloir travailler pour Kurt Salmon ? "Il faut savoir que si notre équipe est toute jeune en Belgique, le groupe est présent aux Etats-Unis depuis 75 ans, est présent un peu partout dans le monde, avec 1400 consultants et administratifs." Cela étant, la branche belge dispose d’un réservoir de consultants spécialisés en France, avec 600 personnes à portée de Thalys, ce qui permet de bénéficier rapidement d’un know-how spécifique en cas de besoin. Pour séduire les candidats, Frédéric Hertogs met en évidence les possibilités de carrière nationales ou internationales liées à la jeunesse de l’entreprise en Belgique et à la taille du groupe. De quels profils précis a-t-il besoin ? "Pour ce qui concerne la Belgique, des spécialistes du monde bancaire certainement, mais aussi des spécialistes des secteurs forts du groupe que sont les services IT, le secteur public et le retail (consumer goods). Il nous faut des gens qui soient capables de dérouler leur méthodologie en situation, mais qui soient également en phase avec un secteur qu’ils connaissent pour pouvoir aider rapidement les clients."

Mais, stratégiquement, en période de crise, le métier est-il porteur en Belgique ? "Certainement, et je dirais, surtout en Belgique, où il y a un potentiel important. Pour quelles raisons ? D’abord, parce certains secteurs sont en cours de mutation, comme le secteur financier, évidemment. Et nous sommes ici relativement bien placés grâce aux connaissances que nous pouvons exploiter en provenance de la branche française du groupe qui travaille beaucoup avec le groupe BNP Paribas Et puis, parce que les chefs d’entreprise en général sont tellement absorbés par leur travail au jour le jour qu’ils ont réellement besoin d’un apport extérieur, notamment pour des missions portant sur la réduction des coûts ou l’amélioration des processus."