Entreprise

L'action Bpost perdait à nouveau plus de 5% vendredi en fin de séance à la Bourse de Bruxelles, touchant des plus bas historiques au surlendemain de la publication de résultats trimestriels jugés décevants et alors qu'une grève de cinq jours paralyse en partie l'entreprise postale en Belgique. Vers 16h15, le titre Bpost cotait à 11,07 euros, en recul de 5,38%, après une précédente chute de plus de 10% jeudi, et largement en-deça du niveau (14,50 euros) de son introduction en Bourse en juin 2013.

Depuis le début de l'année 2018, l'action Bpost a cédé plus de 56% et a donc été divisée par plus de deux. Son plus haut remonte à février 2018 (28,30 euros) mais, depuis, l'année en cours s'apparente à un chemin de croix pour l'entreprise détenue à 51% par l'État belge, entre l'acquisition de l'entreprise d'e-commerce américaine Radial, dont la situation s'est avérée moins bonne qu'attendu, et des résultats trimestriels décevants. Mercredi soir, Bpost a annoncé un bénéfice opérationnel (ebitda) pour le troisième trimestre plus faible que ce que prévoyaient les analystes (78,9 millions d'euros au lieu des 112,4 millions attendus). Et la confirmation du versement, au titre de l'exercice 2018, d'un coquet dividende au moins égal à celui de l'exercice 2017 (1,31 euro brut par action) n'a semble-t-il pas rassuré les investisseurs.

Dernièrement, Bpost est secouée par un conflit social qui s'est cristallisé cette semaine en une grève de cinq jours touchant successivement divers départements de l'entreprise.

Plusieurs clients importants de Bpost, comme les enseignes Torfs et Coolblue, irrités par les conséquences de cette grève, ont déjà fait savoir qu'ils feraient temporairement appel à des concurrents comme PostNL, la poste néerlandaise.

La distribution des journaux n'a en outre pas été possible vendredi, au grand dam des éditeurs de presse.