Entreprise

Rien ne destinait David Michels à devenir le patron du Théâtre des Galeries. Lui, il voulait faire comme papa et, après ses humanités, il s’est donc inscrit à l’International Press Center (IPC) pour y suivre des cours de journalisme. Mais comme beaucoup d’étudiants, il s’est mis à la recherche d’un job et sans trop le vouloir, il a mis un pied dans le petit monde bruxellois du spectacle. "Mon premier job d’étudiant consistait à charger et décharger les camions des Galas Karsenty", se souvient-il. Les Galas, c’était en quelque sorte le théâtre de Paris qui débarquait à Bruxelles pour quelques représentations avec ce que la scène parisienne avait de mieux comme affiche."J’avais 18 ans et je me plaisais dans cet environnement de sorte que j’ai été appelé au fil du temps à faire l’accessoiriste, le figurant et finalement le régisseur. Et parfois, tout cela en même temps…"

David Michels raconte qu’une après-midi, alors que la troupe tournait en province, il était chargé de conduire le camion de matériel quand soudain, il a découvert un costume de notaire qui lui était destiné. "Vous voulez que je joue le rôle du notaire ce soir ?", a-t-il demandé à Jean-Pierre Rey, l’imposant directeur des Galeries de l’époque. Et celui-ci de répondre : "Oui. Et alors, ça pose un problème ?"

Et depuis, David Michels a également multiplié les (petits) rôles, alternant avec ses fonctions d’ouvrier ou d’ouvreur. "J’ai réellement tout fait dans le théâtre et je suis très heureux d’avoir accumulé cette expérience de terrain", avoue-t-il aujourd’hui. Et pour cause, elle allait lui permettre d’assumer de manière très pragmatique l’avenir qui l’attendait.

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